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Buju Banton revient en force avec Butterflies : un retour explosif aux racines du dancehall

Le légendaire artiste jamaïcain signe un single nostalgique et moderne à la fois.  Le roi du reggae-dancehall, Buju Banton , fait un retour remarqué sur la scène musicale avec son nouveau single Butterflies , un titre qui mélange habilement l’énergie du dancehall des années 90 et une production contemporaine. Ce morceau marque une nouvelle étape dans la carrière du « Gargamel », qui semble renouer avec ses origines tout en modernisant son style. Résultat : un son puissant, taillé pour les sound systems, et des paroles qui promettent de faire vibrer les fans. Un retour aux fondamentaux du dancehall Avec Butterflies , Buju Banton revendique clairement un retour à ses racines artistiques. L’artiste explique vouloir revenir à « l’essentiel », en retrouvant l’esprit brut et authentique qui a fait sa renommée internationale. Le morceau évoque les grandes heures du dancehall jamaïcain, avec des punchlines romantiques et audacieuses, typiques de ses débuts. On y retrouve cette capacité...

Ce qu'ils ont appelé sorcellerie. La longue mémoire de la médecine traditionnelle


Avicenne au Xe siècle, les phytothérapeutes yoruba, les doktè fey haïtiens, les médecins-guérisseurs de l'empire du Mali, les praticiens de la médecine chinoise qui soignaient par l'acupuncture et les plantes bien avant que l'Occident ne sache distinguer un bistouri d'une lame de couteau — tout ce savoir immense s'est vu rabougri dans une formule commode : « médecine douce ». Comme si la douceur était une insuffisance. Comme si des siècles de pratique, de transmission et d'efficacité pouvaient être congédiés par un adjectif. Il est temps de remettre les choses à leur place.

Le mot qui déclasse

Le terme « médecine douce » est, à lui seul, un acte politique. Il surgit dans le vocabulaire occidental au tournant des années 1970-1980, à mesure que la médecine dite « conventionnelle » consolide son monopole institutionnel. En désignant tout ce qui lui préexiste ou lui échappe comme « doux », elle opère une double relégation : d'abord, elle se pose comme la norme — la médecine dure, sérieuse, scientifique — ; ensuite, elle range dans une même corbeille floue des traditions médicales hétérogènes, séculaires, parfois millénaires, venues de tous les continents.

Or ces pratiques ne sont pas nées dans un jardin de simples tenu par une vieille dame un peu excentrique. Elles ont émergé de sociétés organisées, dotées de savants, d'institutions, de textes, de pharmacopées codifiées. Elles ont traversé des épidémies, des guerres, des ruptures climatiques. Elles ont, pour beaucoup, démontré leur efficacité sur des générations entières de patients bien avant que le mot « essai clinique » n'existe. Ce que l'on appelle aujourd'hui « médecine traditionnelle » est en réalité l'histoire longue de la médecine humaine.

Ce que recouvre la « médecine traditionnelle »

L'OMS définit la médecine traditionnelle comme « la somme totale des connaissances, compétences et pratiques reposant sur les théories, croyances et expériences propres à différentes cultures, utilisées dans le maintien de la santé ainsi que dans la prévention, le diagnostic et le traitement de maladies ».

Elle englobe : phytothérapie, acupuncture, médecine ayurvédique, médecine traditionnelle africaine, médecine arabe classique (unani), naturopathie, et des dizaines d'autres systèmes régionaux — dont les médecines caraïbéennes et diasporiques.


Avicenne et la médecine arabe : la grande bibliothèque oubliée

Il faut mesurer ce que signifie le nom d'Ibn Sina — latinisé en Avicenne — dans l'histoire de la médecine mondiale. Né en 980 à Afshana (actuel Ouzbékistan), mort en 1037, ce philosophe et médecin persan rédige le Canon de la médecine (Al-Qanun fi al-Tibb), une encyclopédie en cinq volumes qui restera le manuel de référence dans les facultés de médecine européennes jusqu'au XVIIe siècle. Les médecins européens de la Renaissance apprenaient leur métier dans un livre arabe. L'amnésie est venue après.

Le Canon classifie des centaines de médicaments végétaux, décrit les maladies infectieuses avec une précision remarquable — Avicenne soupçonnait déjà que l'eau et le sol pouvaient transmettre des « agents » pathogènes — et développe une approche holistique liant l'état du corps à celui de l'esprit et de l'environnement. Ce n'est pas de la mystique : c'est de l'épidémiologie avant la lettre.

Avant Avicenne, Ibn al-Nafis (XIIIe siècle) décrit la circulation pulmonaire trois siècles avant Harvey, et Al-Zahrawi (Xe siècle, andalou) rédige Al-Tasrif, traité chirurgical illustré qui pose les bases de la chirurgie moderne.

Références — Médecine arabe classique

IBN SINA, Al-Qanun fi al-Tibb (Le Canon de la médecine), XIe s.

ULLMANN Manfred, Islamic Medicine, Edinburgh University Press, 1978.

SAVAGE-SMITH Emilie (dir.), Medicine, Magic and Science in Early Islam, Ashgate, 2004.

LECLERC Lucien, Histoire de la médecine arabe, 1876 (accessible en ligne).


L'Afrique médicale : ce que l'histoire officielle ne raconte pas

La médecine traditionnelle africaine est souvent la plus maltraitée par les catégorisations occidentales — au point d'être assimilée à la sorcellerie ou au chamanisme, deux notions qui servent, consciemment ou non, à la disqualifier. Pourtant, ses praticiens — les tradithérapeutes, que certaines sociétés appellent nganga, balogun, hakim ou doktè fey selon les régions — disposaient de pharmacopées rigoureuses, constituées au fil des siècles d'observation et d'expérimentation.

La plante Artemisia annua, connue en médecine traditionnelle africaine et chinoise depuis des siècles, a fourni l'artémisinine, principal antipaludéen de référence mondiale. La Physostigmine, dérivée d'une plante du Cameroun, est la base de traitements du glaucome et de la maladie d'Alzheimer. La Rauwolfia serpentina, utilisée en médecine africaine et indienne, a donné la réserpine, un des premiers antihypertenseurs. Dans chacun de ces cas, la recherche moderne a confirmé ce que les praticiens traditionnels savaient depuis des générations.

Il existe des textes. Les manuscrits de la Bibliothèque Ahmed Baba de Tombouctou, rédigés en arabe entre le XIIIe et le XVIIe siècle, incluent des traités médicaux. Les manuscrits éthiopiens de médecine documentent des protocoles de soin sophistiqués. Ces sources sont rares, parfois encore non traduites, mais elles existent.

Références — Médecine traditionnelle africaine

SOFOWORA Abayomi, Medicinal Plants and Traditional Medicine in Africa, Spectrum Books, 1993.

IWU Maurice M., Handbook of African Medicinal Plants, CRC Press, 2014.

KODJO Attou, Médecine traditionnelle africaine : fondements et perspectives, L'Harmattan, 2006.

AGBO Yves, Plantes médicinales et médecine traditionnelle d'Afrique, Karthala, 2007.


Caraïbes et diasporas africaines : soigner comme acte de résistance

Il faut partir de ce fait nu : les Africains déportés vers les Amériques sont arrivés enchaînés, dépouillés de tout — sauf de ce qu'ils portaient dans la mémoire. Parmi ces savoirs survivants, la connaissance des plantes et du corps occupait une place centrale. On ne peut pas comprendre la médecine traditionnelle des Caraïbes sans comprendre qu'elle a d'abord été un acte de résistance. Soigner les siens en dehors du regard du maître. Transmettre clandestinement ce que l'ordre colonial cherchait à éteindre. Maintenir, dans les interstices de la plantation, une souveraineté sur les corps que le système esclavagiste s'arrogeait entièrement.

Cette médecine s'est construite en couches. À la base, les savoirs botaniques d'Afrique de l'Ouest et du Centre — ceux des peuples yoruba, fon, akan, wolof, bakongo — transplantés dans des écosystèmes nouveaux, adaptés aux plantes des Antilles, de Haïti, de la Jamaïque, du Brésil. Par-dessus, les apports des peuples autochtones taïnos, arawaks et caraïbes, qui détenaient eux-mêmes une connaissance profonde de la flore tropicale. Enfin, les échanges avec les colons européens, parfois forcés, parfois dissimulés, qui ont ajouté des plantes méditerranéennes et des pratiques galéniques à cet édifice composite.

Le résultat est une médecine caraïbéenne qui n'est pas un folklore survivant par inertie. C'est une synthèse active, en constante recomposition, qui a su intégrer, adapter et transmettre des savoirs que la déportation aurait dû anéantir.

Haïti : le doktè fey et la pharmacopée de la résistance

Haïti est peut-être le territoire où cette médecine a pris la forme la plus cohérente et la mieux documentée. Le doktè fey — littéralement « docteur feuilles » — est une figure centrale de la société haïtienne rurale et, de plus en plus, urbaine. Il n'est pas un guérisseur marginal que l'on consulte à défaut de mieux : dans une grande partie du pays, il est le premier recours, souvent le seul accessible. Sa pratique repose sur une connaissance exhaustive des plantes locales — le wonder of the world (Kalanchoe pinnata) pour les infections, la papaye verte comme vermifuge, le moringa pour la malnutrition, le kenèp (Melicoccus bijugatus) pour la fièvre — et sur une conception du corps héritée à la fois de l'Afrique et des pratiques autochtones.

Ce qui est remarquable, c'est la structuration de ce savoir. Les doktè fey haïtiens ne pratiquent pas de façon intuitive ou aléatoire. Ils suivent des protocoles de préparation précis — décoctions, macérations dans l'eau froide ou dans le clairin (alcool de canne), cataplasmes, bains de vapeur — et distinguent les usages selon les constitutions, les âges, les saisons. Certains préparent des formules complexes qui combinent cinq à dix plantes avec des dosages ajustés. C'est de la pharmacologie empirique, même si elle ne porte pas ce nom.

Le vodou, souvent amalgamé à ces pratiques par les observateurs extérieurs, est en réalité un système distinct, même s'il entretient avec la médecine des plantes des liens historiques et rituels. Confondre les deux, c'est précisément le geste colonial qui a permis de disqualifier l'ensemble : en attachant le soin à la « superstition », on légitimait l'interdiction, la répression, et finalement l'oubli forcé.

Martinique, Guadeloupe, Guyane : les remèdes de madame Sainte-Rose

Aux Antilles françaises, la figure populaire du « docteur feuilles » ou de la « vieille qui sait » — celle que l'on consulte pour la fièvre des enfants, pour les douleurs articulaires, pour « remettre en place » un corps fatigué — est omniprésente dans les mémoires familiales et de plus en plus dans la recherche ethnobotanique. Des plantes comme le sénevé (Petiveria alliacea), le ti-baume (Plectranthus amboinicus), le bois d'inde (Pimenta racemosa) ou la chadèque (Citrus maxima) constituent une matière médicale locale qui a été utilisée sans interruption depuis l'époque coloniale.

La sociologue martiniquaise Suzy Rosemond a documenté, dans ses travaux sur les pratiques thérapeutiques populaires aux Antilles, comment ces savoirs ont survécu précisément parce qu'ils étaient transmis par les femmes — dans les cuisines, lors de la préparation des repas, lors des soins aux enfants — et non dans des espaces visibles, contrôlables, réprimables. La femme créole comme gardienne clandestine d'une pharmacopée que l'administration coloniale française cherchait à éradiquer au profit de la médecine européenne : c'est une histoire de résistance ordinaire, quotidienne, profondément politique.

Aujourd'hui, ces savoirs connaissent un renouveau à la fois militant et académique. L'Institut Pasteur de Guadeloupe et plusieurs équipes de l'Université des Antilles ont engagé des programmes de validation scientifique de la pharmacopée créole. Des associations comme Kenbéla en Martinique ou Gwoka Médecine en Guadeloupe travaillent à documenter et transmettre ces pratiques. Ce n'est pas une nostalgie : c'est une revendication de souveraineté médicale.

Brésil et Afrique du Sud : la mémoire dans les terreiros et les villages

Au Brésil, les terreiros du candomblé — espaces de pratique religieuse d'origine yoruba — ont été des conservatoires de savoirs médicaux autant que de pratiques spirituelles. Les babalorixás et les yalorixás (prêtres et prêtresses) sont aussi, dans de nombreux cas, des spécialistes des plantes sacrées — les ervas — dont les usages médicinaux sont inséparables de leur dimension rituelle. La distinction entre le « médical » et le « spirituel » est ici une catégorie importée, non pertinente à ces systèmes de connaissance.

Des chercheurs comme Pai Rodney de Ogum Megê ont contribué à documenter ces pharmacopées afro-brésiliennes. Et la botaniste Nana Barreto, dont les travaux à l'Université fédérale de Bahia croisent ethnobotanique et pharmacologie, a démontré que plusieurs préparations rituelles du candomblé présentent des propriétés antimicrobiennes, anti-inflammatoires et analgésiques mesurables. Le sacré et l'efficace ne s'excluent pas.

En Afrique du Sud, malgré — ou à cause de — l'apartheid qui a longtemps confiné les soins de qualité aux seuls Blancs, les izinyanga (herboristes zulus) et les izangoma (médiums-guérisseurs) ont maintenu une médecine traditionnelle dont la National Heritage Council post-apartheid a finalement reconnu la valeur. Le gouvernement Mandela, puis Mbeki, ont intégré des programmes de médecine traditionnelle dans la politique de santé nationale, avec des résultats contrastés mais une reconnaissance symbolique majeure.

Références — Médecines caraïbéennes et diasporiques

LANS Cheryl & al., Ethnoveterinary medicines used to treat endoparasites and stomach problems in pigs and pets in British Columbia, Canada, Preventive Veterinary Medicine, 2007.

WENIGER Bernard & al., La médecine populaire dans le tiers monde, Médecine Tropicale, 1986 — étude pionnière sur la pharmacopée haïtienne.

LONGUEFOSSE Jean-Louis, 100 plantes médicinales de la Caraïbe, Gondwana, 2006 — référence incontournable pour les Antilles françaises.

MOERMAN Daniel E., Native American Ethnobotany, Timber Press, 1998.

BARROS José Flávio Pessoa de, A fogueira de Xangô — o orixá do fogo, UERJ, 2000 — sur les ervas du candomblé.

VANDEBROEK Ina & al., Use of medicinal plants and pharmaceuticals by indigenous communities in the Bolivian Andes and Amazon, Bulletin of the World Health Organization, 2004.

À consulter : Réseau caribéen d'ethnobotanique (TRAMIL) — tramil.net — programme scientifique de validation des plantes médicinales des Caraïbes, actif depuis 1982.


La médecine chinoise : une philosophie du corps qui prévient plutôt qu'elle ne répare

Dans la médecine traditionnelle chinoise (MTC), le médecin n'est pas là pour attendre que le patient tombe malade. Il est là pour que le patient ne tombe pas malade. Cette inversion des priorités — la prévention comme finalité première, le soin curatif comme aveu d'échec — n'est pas une posture philosophique abstraite. C'est un modèle médical cohérent, articulé autour de concepts précis : le qi (énergie vitale), le yin et le yang, les cinq éléments qui correspondent à des organes, des émotions, des saisons.

Le Huangdi Neijing (Classique interne de l'Empereur Jaune), rédigé entre le IIe siècle avant notre ère et le IIe siècle de notre ère, pose les bases d'une médecine dont l'acupuncture et la pharmacopée chinoise — plus de 5 000 substances répertoriées dans la Bencao Gangmu de Li Shizhen (1596) — sont les outils principaux. Ce que la médecine contemporaine redécouvre sous le nom de « médecine intégrative » ou « médecine prédictive », la MTC le pratiquait depuis deux millénaires.

Références — Médecine traditionnelle chinoise

MACIOCIA Giovanni, Les Fondements de la médecine chinoise, Elsevier-Masson, 2015.

KESPI Jean-Marc, L'Acupuncture, Maisonneuve, 2009.

UNSCHULD Paul U., Medicine in China : A History of Ideas, University of California Press, 2010.


L'herboriste : gardien d'un savoir en voie d'extinction

L'herboristerie est peut-être la plus ancienne profession médicale de l'humanité. En France, le diplôme d'herboriste, institué en 1803 sous Napoléon, a été purement et simplement supprimé en 1941 sous le régime de Vichy — une suppression jamais annulée depuis. Le nombre d'herboristes professionnels est passé de plusieurs milliers à quelques centaines, dont beaucoup exercent dans un flou juridique certain.

Ceux qui restent conservent non seulement les plantes, mais aussi la connaissance de leurs usages : quelles parties utiliser, à quelle saison cueillir, comment doser, quelles associations éviter. La réouverture des herboristeries — encore présentes dans certains marchés africains, dans les souks du Maroc et de Tunisie, dans les épiceries chinoises des grandes villes, et dans les marchés créoles de Fort-de-France ou de Pointe-à-Pitre — est souvent le premier contact que beaucoup d'entre nous avons avec cette médecine : un sachet de thym pour la toux, de la réglisse pour la gorge. Ces gestes, transmis par les grands-mères, sont les survivances d'un système de soin complet que la modernité a fragmenté sans le remplacer entièrement.

Pour retrouver un herboriste ou s'initier

Syndicat des Simples (France) — syndicatdessimples.org.

Société Française d'Ethnopharmacologie — ethnopharmacologie.org.

TRAMIL (Caraïbes) — tramil.net.

LIEUTAGHI Pierre, Le Livre des bonnes herbes, Actes Sud.

LONGUEFOSSE Jean-Louis, 100 plantes médicinales de la Caraïbe, Gondwana, 2006.


Le retour, ou comment réconcilier deux médecines qui ne s'opposent pas

Le paradoxe de l'époque, c'est que la médecine conventionnelle s'approprie discrètement ce qu'elle a longtemps méprisé. L'OMS estimait en 2019 que 80 % de la population mondiale recourait à une forme de médecine traditionnelle pour ses soins primaires. La Commission européenne finance depuis 2021 des programmes de recherche sur les plantes médicinales africaines. Plusieurs universités françaises proposent des diplômes universitaires de phytothérapie et d'aromathérapie. Le mot « intégratif » est devenu la formule diplomatique pour signifier : nous admettons que nous n'avions pas tout inventé.

Ce qui manque, c'est la reconnaissance franche. Pas la tolérance condescendante — « en complément, pourquoi pas » — mais l'admission que ces systèmes médicaux ont leur propre cohérence, leur propre efficacité, leur propre histoire intellectuelle. Que le médecin qui ausculte et prescrit n'est pas l'unique héritier d'une chaîne du soin qui remonte à l'aube de l'humanité. Qu'Avicenne, les nganga, le doktè fey haïtien, les praticiens de l'Ayurvéda et les herboristes de marché sont, eux aussi, des médecins.

Pour ceux qui gardent dans la mémoire le geste d'une grand-mère écrasant des feuilles de citronnelle contre la fièvre, ou la tisane de sénevé préparée par une tante martiniquaise, ou le cataplasme de feuilles de papayer posé sur une plaie par une voisine guadeloupéenne — ce n'est pas une anecdote. C'est un fragment d'un système de soin global, vivant, et toujours debout. Malgré les plantations. Malgré les décrets. Malgré l'oubli organisé.

Bibliographie sélective

Références générales

OMS, Stratégie de l'OMS pour la médecine traditionnelle 2019-2024 (who.int).

BRUNETON Jean, Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales, Lavoisier, 2009.

CHEVALLIER Andrew, Encyclopedia of Herbal Medicine, Dorling Kindersley, 2016.

Médecines caraïbéennes et diasporiques

LONGUEFOSSE Jean-Louis, 100 plantes médicinales de la Caraïbe, Gondwana, 2006.

WENIGER Bernard & al., La médecine populaire dans le tiers monde, Médecine Tropicale, 1986.

TRAMIL — Réseau caribéen d'ethnobotanique — tramil.net (actif depuis 1982).

BARROS José Flávio Pessoa de, A fogueira de Xangô, UERJ, 2000.

Médecines africaines

SOFOWORA Abayomi, Medicinal Plants and Traditional Medicine in Africa, Spectrum Books, 1993.

IWU Maurice M., Handbook of African Medicinal Plants, CRC Press, 2014.

AGBO Yves, Plantes médicinales et médecine traditionnelle d'Afrique, Karthala, 2007.

Médecine arabe classique

ULLMANN Manfred, Islamic Medicine, Edinburgh University Press, 1978.

LECLERC Lucien, Histoire de la médecine arabe, 1876 (accessible en ligne).

Médecine chinoise et Ayurvéda

MACIOCIA Giovanni, Les Fondements de la médecine chinoise, Elsevier-Masson, 2015.

FRAWLEY David & LAD Vasant, The Yoga of Herbs, Lotus Press, 2001.

Pour les lecteurs — entrées accessibles

DEBUIGNE Gérard & COUPLAN François, Le Petit Larousse des plantes qui guérissent, Larousse.

LIEUTAGHI Pierre, Le Livre des bonnes herbes, Actes Sud.

Journal of Ethnopharmacology (Elsevier) — revue scientifique de référence.