Dans une publication récente, l’artiste El diablo dit son écœurement face au mutisme d’une partie du showbiz français devant la montée de l’extrême droite. Un coup de gueule brut, sans précaution oratoire, qui repose une question aussi ancienne que la musique populaire : à quoi sert un artiste quand le débat public se durcit ? Un cri de colère, sans filtre Le texte tient en quelques lignes, et chaque ligne claque. El diablo dit que le « silence assourdissant » d’une grosse partie du showbiz français face aux « saloperies d’extrême droite » qui se déroulent « sous nos yeux » le rend « malade ». Il somme ses pairs de se réveiller, d’ouvrir grand leurs gueules, et pose le principe : les artistes ont toujours eu l’obligation morale de dénoncer les tyrans. Le vocabulaire est celui de la rage, pas du communiqué. C’est aussi ce qui fait la force de la publication : elle ne cherche pas à plaire, elle cherche à secouer. Une tradition qui n’a rien de neuf Ce que réclame El diablo n’a rien d’...
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