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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Le Plan B n'aura pas lieu à Cissac. Le SunSka résiste encore.

Il avait déjà survécu à une annulation. Il avait déjà réinventé un format. Aujourd'hui, le SunSka apprend que la salle qui devait l'accueillir en mai n'est pas aux normes. Une nouvelle embûche. Pas un point final.

Quand Dreadlocks Tribune couvrait le Plan B en janvier, nous écrivions que le SunSka avait transformé une contrainte en terrain d'expression. Trois mois plus tard, c'est une nouvelle contrainte qui s'impose — et la même logique de résistance qui répond.

La salle culturelle de Cissac-Médoc, lieu prévu pour l'édition des 29, 30 et 31 mai 2026, est frappée par des problèmes de conformité technique. Les événements ne peuvent plus s'y tenir. L'équipe du festival a proposé des alternatives à la mairie, dont la réutilisation du stade municipal — terrain historique du SunSka. Ces propositions n'ont pas reçu de réponse favorable.

Ce qu'on lit entre les lignes, c'est un problème structurel bien connu : le Médoc ne dispose pas de salle adaptée à la diffusion des musiques actuelles. Le SunSka le dit, sans détour. Ce n'est pas une plainte conjoncturelle. C'est un constat politique : les musiques issues des cultures reggae, afro-caribéennes et sound system ne trouvent pas, dans ce territoire comme dans beaucoup d'autres, les infrastructures que l'on réserve à d'autres genres, jugés plus présentables.

L'équipe annonce un nouveau lieu d'ici une dizaine de jours. Les billets restent valables. Le festival aura lieu.

Nous le disions en janvier : le SunSka n'est pas un simple rendez-vous musical. C'est une démonstration, répétée, que la scène reggae francophone se maintient non pas grâce aux institutions, mais malgré elles. Chaque obstacle supplémentaire confirme ce que la programmation proclame déjà — des Abyssinians à Nèg' Marrons, de Big Youth à Taïro : cette musique a une histoire de résistance. Elle s'en souvient.

Ci-dessous : le communiqué officiel du festival



#SunSkaRésistance

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