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Fela Kuti et Sade Adu entrent au Rock & Roll Hall of Fame 2026

Le Rock & Roll Hall of Fame 2026 Induction Ceremony a dévoilé sa promotion 2026, consacrant deux figures majeures de la musique africaine et diasporique : Fela Kuti et Sade Adu . L’annonce, faite le 13 avril 2026, confirme l’élargissement continu du panthéon américain vers une lecture de plus en plus globale des héritages musicaux. La cérémonie d’intronisation se tiendra le 14 novembre 2026 à Los Angeles et sera diffusée sur ABC et Disney+. Elle s’inscrit dans un dispositif institutionnel devenu l’une des plus hautes distinctions de l’industrie musicale, à la croisée du musée et de la mémoire culturelle du rock et de ses extensions contemporaines. Une édition 2026 marquée par la diversité des héritages La promotion 2026 se distingue par la variété des profils distingués. Dans la catégorie des interprètes, Sade rejoint notamment Phil Collins, Billy Idol, Iron Maiden, Joy Division/New Order, Oasis, Luther Vandross et le Wu-Tang Clan, illustrant la volonté du Hall of Fame d’embra...

Le Plan B n'aura pas lieu à Cissac. Le SunSka résiste encore.

Il avait déjà survécu à une annulation. Il avait déjà réinventé un format. Aujourd'hui, le SunSka apprend que la salle qui devait l'accueillir en mai n'est pas aux normes. Une nouvelle embûche. Pas un point final.

Quand Dreadlocks Tribune couvrait le Plan B en janvier, nous écrivions que le SunSka avait transformé une contrainte en terrain d'expression. Trois mois plus tard, c'est une nouvelle contrainte qui s'impose — et la même logique de résistance qui répond.

La salle culturelle de Cissac-Médoc, lieu prévu pour l'édition des 29, 30 et 31 mai 2026, est frappée par des problèmes de conformité technique. Les événements ne peuvent plus s'y tenir. L'équipe du festival a proposé des alternatives à la mairie, dont la réutilisation du stade municipal — terrain historique du SunSka. Ces propositions n'ont pas reçu de réponse favorable.

Ce qu'on lit entre les lignes, c'est un problème structurel bien connu : le Médoc ne dispose pas de salle adaptée à la diffusion des musiques actuelles. Le SunSka le dit, sans détour. Ce n'est pas une plainte conjoncturelle. C'est un constat politique : les musiques issues des cultures reggae, afro-caribéennes et sound system ne trouvent pas, dans ce territoire comme dans beaucoup d'autres, les infrastructures que l'on réserve à d'autres genres, jugés plus présentables.

L'équipe annonce un nouveau lieu d'ici une dizaine de jours. Les billets restent valables. Le festival aura lieu.

Nous le disions en janvier : le SunSka n'est pas un simple rendez-vous musical. C'est une démonstration, répétée, que la scène reggae francophone se maintient non pas grâce aux institutions, mais malgré elles. Chaque obstacle supplémentaire confirme ce que la programmation proclame déjà — des Abyssinians à Nèg' Marrons, de Big Youth à Taïro : cette musique a une histoire de résistance. Elle s'en souvient.

Ci-dessous : le communiqué officiel du festival



#SunSkaRésistance

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