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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Disparition de Jimmy Cliff, légende jamaïcaine du reggae

Jimmy Cliff, pionnier du reggae et figure culturelle majeure de la Jamaïque, s’est éteint ce 24 novembre 2025 à l’âge de 81 ans. Sa famille a annoncé qu’il était décédé des suites d’une crise convulsive rapidement compliquée par une pneumonie. Avec lui disparaît l’une des dernières voix fondatrices d’un genre musical devenu universel.

Un ambassadeur mondial du reggae

Si Bob Marley a incarné la dimension spirituelle et politique du reggae, Jimmy Cliff en fut l’un des plus puissants vulgarisateurs. Avec des titres devenus classiques — Many Rivers to Cross, You Can Get It If You Really Want, The Harder They Come ou encore Reggae Night — il a su allier énergie ensoleillée, mélodies inoubliables et messages d’espoir.

Son rôle dans le film The Harder They Come (1972) marque un tournant historique : l’œuvre révèle au monde entier la réalité jamaïcaine et popularise le reggae bien au-delà des frontières caribéennes. Le film, tout comme sa bande originale, est aujourd’hui considéré comme un jalon essentiel de l’histoire culturelle du XXᵉ siècle.

Une carrière longue et féconde

Né James Chambers le 30 juillet 1944 à Somerton, dans la paroisse de St. James, Jimmy Cliff s’impose très jeune comme un talent singulier. À seulement 14 ans, il enregistre son premier succès, Hurricane Hattie, et attire l’attention des producteurs locaux. Sa carrière décolle définitivement dans les années 1960, alors que la Jamaïque indépendante cherche à affirmer sa culture sur la scène internationale.

Jimmy Cliff a enregistré plus d’une trentaine d’albums et collaboré avec des artistes de tous horizons. Son éclectisme — reggae, ska, soul, pop — et sa voix immédiatement reconnaissable lui ont valu un succès mondial et une admiration durable.

Pour son apport exceptionnel, il reçoit en Jamaïque l’Order of Merit, l’une des plus hautes distinctions nationales. En 2010, il est également intronisé au Rock and Roll Hall of Fame, consacrant son statut de figure planétaire de la musique.

Un héritage culturel immense

Homme engagé, artiste curieux et ouvert sur le monde, Jimmy Cliff a inspiré des générations de musiciens. De nombreuses personnalités politiques et culturelles lui ont rendu hommage, saluant un « géant » et un « ambassadeur de l’âme jamaïcaine ».

Il laisse derrière lui une œuvre riche, joyeuse et lumineuse, porteuse d’un message universel : la persévérance, la dignité et l’espoir.

Jimmy Cliff restera comme l’un des architectes du reggae moderne, un artiste dont la voix continuera de franchir les frontières et d’accompagner les luttes comme les célébrations.