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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Partir étudier en métropole ? LADOM prend en charge votre billet — et c'est reconduit en 2026

Plus de 10 000 jeunes ultramarins ont bénéficié du Passeport Mobilité Études l'an dernier. Pour 2026-2027, les demandes sont ouvertes dès ce mois de mars. Tout ce qu'il faut savoir sur ce dispositif méconnu — et pourtant précieux.


Quand la filière n'existe pas chez vous

Médecine, droit des affaires, école d'ingénieurs, master de linguistique ou BTS spécialisé : certaines formations sont simplement absentes ou saturées dans les territoires d'Outre-mer. Pour les jeunes qui souhaitent y accéder, partir en métropole n'est pas un choix de confort — c'est une nécessité. Et partir coûte cher.

C'est précisément pour répondre à cette réalité que le Passeport pour la Mobilité des Études — le PME — existe depuis 2006. Co-financé par l'État et l'Union Européenne, ce dispositif piloté par LADOM, l'Agence de l'Outre-mer pour la Mobilité, prend en charge à 100 % le billet d'avion aller-retour des étudiants ultramarins qui partent poursuivre leurs études hors de leur territoire. En 2024, le PME seul a mobilisé 18,6 millions d'euros pour financer 22 094 trajets — sur un budget annuel global de LADOM de 78,5 millions d'euros, tous dispositifs confondus. Des chiffres qui donnent la mesure de l'engagement de l'État : la continuité territoriale n'est pas qu'un principe, c'est une ligne budgétaire. Et bonne nouvelle pour les futurs bacheliers de 2026 : le dispositif est reconduit pour l'année universitaire 2026-2027, et les demandes peuvent être formulées dès maintenant.

Ce que couvre concrètement le PME

Le principe est simple : LADOM achète elle-même les billets. L'étudiant ne fait donc pas l'avance des frais — il reçoit directement ses titres de transport dans son espace personnel sur le portail de l'Agence. La prise en charge couvre le trajet en classe économique depuis l'aéroport du territoire de résidence jusqu'à la gare ou l'aéroport le plus proche du lieu d'études, transport aérien et ferroviaire inclus.

L'aide est renouvelable chaque année, pour toute la durée du cursus, dans la limite d'un aller-retour par an. Pour les mobilités vers un pays de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen, la prise en charge de LADOM s'applique uniquement sur le trajet jusqu'à Paris — le reste du voyage restant à la charge de l'étudiant.

Un bonus existe pour les néo-bacheliers. Ceux qui entament leur première année d'études supérieures bénéficient d'un second billet aller-retour, utilisable pendant les vacances scolaires ou dans le cadre d'un stage. Un coup de pouce bienvenu pour ceux qui découvrent la vie en métropole et ressentent, souvent plus que les autres, le besoin de rentrer recharger les batteries.

EN BREF — LE PME 2026-2027

• Billet A/R pris en charge à 100 %, toute la durée des études
• Un second billet offert aux néo-bacheliers (1ère année uniquement)
• LADOM achète les billets — pas d'avance de frais
• Destinations : Hexagone, autres DROM-COM, UE/EEE
• Condition d'âge : avoir moins de 28 ans au 1er octobre de l'année universitaire
• Condition de cursus : filière saturée ou inexistante dans le territoire d'origine
• Délai de traitement : environ 4 semaines après dossier complet — déposer avant fin juillet pour une rentrée en septembre
• Budget du PME en 2024 : 18,6 millions d'euros (budget global LADOM : 78,5 M€)
• Demandes ouvertes : dès mars 2026 auprès des bureaux LADOM

Qui peut en bénéficier ?

Le PME s'adresse aux étudiants résidant dans les territoires d'Outre-mer — Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Mayotte, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Polynésie française et Nouvelle-Calédonie. Il faut être titulaire du baccalauréat et avoir moins de 28 ans au 1er octobre de l'année universitaire concernée.

La condition principale reste la nature du cursus : la filière visée doit être saturée ou inexistante dans le territoire de résidence. Un justificatif en ce sens — délivré par le rectorat ou l'université locale — est à joindre au dossier. C'est souvent cette étape qui bloque les candidats : pensez à le demander en avance, les délais administratifs pouvant prendre plusieurs semaines.

Le dispositif est accessible aux boursiers comme aux non-boursiers, mais il est soumis à des conditions de ressources du foyer. Selon les données publiées par LADOM, 83 % des étudiants accompagnés sont boursiers — ce qui illustre bien la population prioritairement visée, sans exclure les autres.

Comment faire la demande ?

Tout se passe en ligne, sur le portail de LADOM (mobilite.ladom.fr). L'étudiant crée son espace personnel, constitue son dossier numérique et le soumet. Le délai moyen de traitement est d'environ quatre semaines à compter de la réception d'un dossier complet. En pratique, cela signifie qu'un étudiant souhaitant partir en septembre doit impérativement avoir soumis un dossier complet avant la fin juillet — et idéalement dès juin pour avoir une marge de manœuvre. Il ne faut pas attendre le mois de juillet pour s'y mettre.

Attention : il est impératif de ne pas acheter soi-même son billet avant d'avoir reçu une réponse. Si LADOM valide la demande, c'est l'Agence qui procède à la réservation. En cas d'achat anticipé, le remboursement peut être demandé dans les six mois — mais il n'est pas garanti. Une fois le billet émis, les dates ne peuvent pas être modifiées : veillez à bien renseigner vos dates de départ dès la saisie du dossier.

Pour les primo-demandeurs qui ont des questions, les 9 bureaux de LADOM implantés en Outre-mer reçoivent sur rendez-vous et peuvent accompagner les candidats dans la constitution de leur dossier. LADOM sera également présente sur les réseaux sociaux pour relayer des informations pratiques tout au long de la campagne.

Au-delà du billet : d'autres aides à connaître

Le PME n'est qu'un des 11 dispositifs que propose LADOM en 2026. Pour les étudiants qui souhaitent aller plus loin, deux autres aides méritent d'être connues.

Le dispositif Cadres d'avenir, destiné à former des cadres ultramarins avec un engagement de retour au pays, va bien au-delà du simple billet : il inclut une allocation d'installation de 800 euros, une indemnité mensuelle pouvant compléter les revenus jusqu'à 808 euros, et un accompagnement psychopédagogique durant toute la durée des études. Les études doivent se dérouler en Hexagone.

Le Passeport pour la Mobilité en Stage Professionnel (PMSP), quant à lui, s'adresse aux lycéens de terminale professionnelle ou technologique et aux étudiants du supérieur devant effectuer un stage hors de leur territoire. Il couvre également, sous conditions de ressources, 100 % des frais de transport.

Enfin, pour ceux qui ne sont pas encore étudiants mais envisagent de l'être, la plateforme 1jeune1mentor — accessible depuis l'espace LADOM — propose un accompagnement gratuit par un mentor pendant toute la durée de la mobilité. Un filet de soutien humain que beaucoup de jeunes partant seuls pour la première fois en métropole apprécient à sa juste valeur.

Une aide qui change concrètement des trajectoires

Derrière les 10 000 jeunes accompagnés l'an dernier, il y a autant de trajectoires individuelles : une Guadeloupéenne partie faire médecine à Bordeaux, un Mahorais inscrit en BTS informatique à Lyon, une Réunionnaise admise en école de commerce à Paris. Pour chacun d'eux, le PME n'a pas seulement financé un billet d'avion — il a rendu possible une mobilité que le coût du transport aurait, sans cela, rendue inaccessible.

La continuité territoriale, dont le PME est l'un des instruments, repose sur un principe républicain simple : résider à 8 000 kilomètres de l'Hexagone ne doit pas conditionner l'accès aux études supérieures. En 2026, ce principe est encore loin d'être pleinement réalisé — les inégalités de formation entre les territoires ultramarins et la métropole restent profondes. Mais pour les jeunes qui remplissent les conditions, le PME représente une opportunité réelle, trop souvent méconnue.

Si vous êtes concerné, ou si vous connaissez quelqu'un qui pourrait l'être : parlez-en, partagez cet article. La meilleure aide est celle qu'on sait demander.

POUR ALLER PLUS LOIN

• Site officiel LADOM : ladom.fr
• Portail de demande en ligne : mobilite.ladom.fr
• Tester son éligibilité et soumettre un dossier : espace personnel sur mobilite.ladom.fr
• Contacts des bureaux locaux : disponibles sur ladom.fr/nous-contacter

Le QR code de LADOM permet de collecter des informations complémentaires sur le dispositif PEM (Passeport Mobilité Etudes). · ©LADOM / DR