À LA UNE

Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Le Burkina Faso rompt ses relations diplomatiques avec la France

Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé, vendredi 26 juin 2026, la rupture de ses relations diplomatiques avec la France. Une décision qui marque une nouvelle étape dans la dégradation des rapports entre les deux pays, déjà fortement tendus depuis l'arrivée des militaires au pouvoir.

Une rupture immédiate

Dans un communiqué lu à la télévision nationale par le porte-parole du gouvernement, Gilbert Ouédraogo, les autorités burkinabè précisent que cette décision prend effet immédiatement.

Selon le texte, cette rupture est le résultat d'une « évaluation approfondie » des relations bilatérales. Le gouvernement estime que les conditions indispensables au maintien d'une coopération diplomatique « fondée sur le respect mutuel, la confiance réciproque, le respect du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures et de la souveraineté nationale » ne sont plus réunies.

De graves accusations contre Paris

Le communiqué va plus loin en accusant le gouvernement français de mener « un activisme incessant contre les intérêts du Burkina Faso », de poursuivre des « ambitions néocoloniales » et d'apporter un « soutien actif à des réseaux subversifs et aux groupes terroristes » opérant dans la région du Sahel.

À ce stade, ces accusations n'ont été accompagnées d'aucune preuve rendue publique. De son côté, la France rejette ces allégations, qu'elle considère comme infondées.

Des relations en crise depuis plusieurs années

Les relations entre Paris et Ouagadougou se sont progressivement détériorées depuis les coups d'État ayant porté les militaires au pouvoir au Burkina Faso.

Sous la direction du capitaine Ibrahim Traoré, le pays a engagé une profonde réorientation de sa politique étrangère. Les autorités ont notamment demandé le départ des forces françaises présentes sur leur territoire, mis fin à plusieurs accords de coopération militaire et expulsé des diplomates français.

Dans le même temps, Ouagadougou a renforcé ses liens avec la Russie, qui est devenue l'un de ses principaux partenaires en matière de sécurité et de coopération stratégique.

Un tournant diplomatique majeur

La rupture des relations diplomatiques constitue l'un des actes les plus significatifs dans l'histoire récente des relations franco-burkinabè. Si elle ne signifie pas une rupture des liens entre les populations des deux pays, elle traduit la volonté affichée des autorités burkinabè de redéfinir leurs alliances internationales.

Cette décision intervient alors que le Burkina Faso reste confronté à une insurrection djihadiste qui touche une large partie de son territoire depuis près d'une décennie, un défi sécuritaire majeur qui continue de façonner la politique intérieure et extérieure du pays.