À LA UNE

Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Guyane : baisse de natalité et solde migratoire déficitaire, la croissance démographique ralentit

La Guyane enregistre une nouvelle baisse de natalité pour la troisième année consécutive, selon le bilan démographique 2024 de l'INSEE, publié le 10 avril. Au 1er janvier 2025, la population guyanaise est estimée à 292 400 habitants, soit une croissance de 1,2 % sur les 10 dernières années. À titre de comparaison, le taux de croissance était de 3,5 % entre 2001 et 2011.

Bien que la population continue de croître, le rythme est désormais plus faible. Entre 2015 et 2025, l'augmentation moyenne annuelle a été de 1,2 %, soit 32 500 habitants supplémentaires. Cette croissance reste supérieure à celle de la Martinique ou de la Guadeloupe, où la population diminue, mais elle est inférieure à celle des décennies précédentes.

Cette tendance au ralentissement de la croissance démographique s'explique notamment par une baisse du nombre de naissances. En 2024, il y a eu 6 600 naissances contre 7 689 l'année précédente. L'indice de fécondité a également chuté, passant de 3,57 enfants par femme en 2023 à 3,05 en 2024. Bien que cette baisse de natalité soit un phénomène observé sur l'ensemble du territoire français, l'INED (Institut National d'Études Démographiques) estime que la tendance devrait s'inverser dans les prochaines années, notamment en raison de l'arrivée des générations nées entre 2000 et 2010, particulièrement nombreuses.

Autre facteur contribuant à la lenteur de la croissance : un solde migratoire déficitaire depuis 2018, avec plus de départs que d'arrivées. Le déficit est estimé à 4 800 personnes. Toutefois, la croissance démographique reste positive grâce à un solde naturel favorable, les naissances restant plus nombreuses que les décès. Cela s'explique en grande partie par une population très jeune, avec près de 47 % des habitants ayant moins de 25 ans.