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Le Zimbabwe dit non au marché proposé par Washington

En 1980, Bob Marley composait* Zimbabwe *pour célébrer l'indépendance du pays, et chantait le droit de chaque peuple à décider de son propre destin. Quarante-cinq ans plus tard, ces mots n'ont peut-être jamais aussi bien résonné — non plus sur un champ de bataille, mais dans une salle de négociation.* Un non qui ne va pas de soi En décembre 2024, les États-Unis et le Zimbabwe avaient signé un partenariat sanitaire destiné à compenser le retrait de l'USAID (United States Agency for International Development), l'agence d'aide américaine démantelée par l'administration Trump en janvier 2025. L'accord prévoyait 367 millions de dollars sur cinq ans, principalement orientés vers la lutte contre le VIH — une maladie qui touche environ 1,3 million de Zimbabwéens, soit près de 10 % de la population. Pour un pays aux ressources médicales limitées, refuser une telle somme relève d'un choix politique rare — et difficile. On ne dit pas non facilement à Washington. Le...

Guyane : baisse de natalité et solde migratoire déficitaire, la croissance démographique ralentit

La Guyane enregistre une nouvelle baisse de natalité pour la troisième année consécutive, selon le bilan démographique 2024 de l'INSEE, publié le 10 avril. Au 1er janvier 2025, la population guyanaise est estimée à 292 400 habitants, soit une croissance de 1,2 % sur les 10 dernières années. À titre de comparaison, le taux de croissance était de 3,5 % entre 2001 et 2011.

Bien que la population continue de croître, le rythme est désormais plus faible. Entre 2015 et 2025, l'augmentation moyenne annuelle a été de 1,2 %, soit 32 500 habitants supplémentaires. Cette croissance reste supérieure à celle de la Martinique ou de la Guadeloupe, où la population diminue, mais elle est inférieure à celle des décennies précédentes.

Cette tendance au ralentissement de la croissance démographique s'explique notamment par une baisse du nombre de naissances. En 2024, il y a eu 6 600 naissances contre 7 689 l'année précédente. L'indice de fécondité a également chuté, passant de 3,57 enfants par femme en 2023 à 3,05 en 2024. Bien que cette baisse de natalité soit un phénomène observé sur l'ensemble du territoire français, l'INED (Institut National d'Études Démographiques) estime que la tendance devrait s'inverser dans les prochaines années, notamment en raison de l'arrivée des générations nées entre 2000 et 2010, particulièrement nombreuses.

Autre facteur contribuant à la lenteur de la croissance : un solde migratoire déficitaire depuis 2018, avec plus de départs que d'arrivées. Le déficit est estimé à 4 800 personnes. Toutefois, la croissance démographique reste positive grâce à un solde naturel favorable, les naissances restant plus nombreuses que les décès. Cela s'explique en grande partie par une population très jeune, avec près de 47 % des habitants ayant moins de 25 ans.