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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Esclavage moderne : en 2025, un fléau qui s’étend malgré les commémorations

Alors que le 2 décembre marquait la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, les chiffres mondiaux rappellent une réalité alarmante : loin d’avoir disparu, l’esclavage moderne progresse. Plus de 50 millions de personnes vivent aujourd’hui sous contrainte, dans des formes renouvelées mais tout aussi violentes de domination. Une menace globale, souvent invisible, qui traverse les frontières, les secteurs économiques et les sociétés.

En 2025, l’esclavage moderne ne recule pas : il s’étend.
Les dernières estimations internationales montrent que 50 millions de personnes vivent encore sous contrainte — soit 10 millions de plus qu’en 2016.

• 27,6 millions subissent le travail forcé,
• 22 millions sont piégées dans des mariages forcés,
• et la majorité des victimes sont des femmes, des enfants et des travailleurs migrants.

L’esclavage moderne génère des profits immenses pour les réseaux qui l’exploitent : industries extractives, confection, agriculture, domesticité, exploitation sexuelle… partout où la vulnérabilité est transformée en ressource économique.

Ce phénomène ne concerne pas « ailleurs ».
Il est présent dans presque tous les pays du monde, y compris dans les économies développées, sous des formes discrètes mais systématiques : traite humaine, servitude pour dettes, travail clandestin, coercition administrative ou migratoire.

Abolir, aujourd’hui, ce n’est pas célébrer le passé.
C’est affronter un présent que beaucoup préfèrent ne pas voir.