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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Babylonews : interdiction des distributions alimentaires dans Paris

Après l’installation de dispositifs anti-pauvres devant les magasins, les sorties de parkings, sur les bancs publics, l’État franchit un nouvel échelon dans le non respect de la dignité humaine. On atteint, une fois de plus, des sommets d’inhumanité et ce, dans le plus grand des silences. Alors, comptant sur ce dernier bastion de rebellion et de dénonciation des injustices qu’est la musique reggae, nous espérons que ces décisions inspireront les prochains textes de nombreux artistes. En effet, la préfecture de police (PP) de Paris vient tout simplement, dans l’indifférence générale, de prononcer une interdiction de distribution alimentaire dans Paris. Oui vous avez bien lu. 

La préfecture de police (PP) de Paris a pris un arrêté interdisant, à compter de ce mardi 10 octobre et jusqu’au 10 novembre 2023, les distributions alimentaires dans des zones précises et délimitées du 10e et 19e arrondissements.  Une « mesure de la honte » au pays des Droits de l’Homme visant à faire passer les « citoyens solidaires pour des criminels ». L’arrêté concerne neuf artères dans les quartiers populaires de Stalingrad et Jaurès, dans le nord de la capitale au prétexte que, selon la préfecture, " ces distributions alimentaires engendrent, par leur caractère récurrent, une augmentation de la population bénéficiaire de ces opérations et qu'elles contribuent, en corollaire, à stimuler la formation de campements dans le secteur du boulevard de la Villette, où se retrouvent des migrants, des personnes droguées et des sans-domicile fixe", se justifie la police.

Est-il utile de rappeler que les distributions alimentaires concernent de plus en plus de travailleurs pauvres, de femmes isolées, de retraités en détresse financière et d’étudiants français ? Mais visiblement, ça passe mieux quand on maquille la vérité en ne mentionnant que ces pauvres gens venus de si loin qui ne demandent qu’à vivre dignement. 


Ce durcissement de la politique migratoire française met à mal les actions des nombreuses associations qui réalisent des maraudes presque tous les soirs de la semaine en ne s’attaquant plus seulement aux migrants mais désormais également aux citoyens solidaires. 


135 euros d’amende. 


« Ils criminalisent les bénévoles et les menacent de poursuites. L’amende est de 135 euros si on se fait prendre en train de donner de la nourriture aux pauvres. Le gouvernement parle de 'délit de solidarité', mais ce que nous faisons c’est un 'devoir de fraternité, vous savez? ce mot qui clôt la devise française ».


La préfecture de police met aussi en avant l'aspect sécuritaire pour défendre son arrêté parlant d'"attroupements", de "débordements sur la voirie", de la présence de "toxicomanes" et de "troubles à l'ordre public". Pourtant, il n'y a "jamais eu d'incidents sur nos sites de distribution", conteste Philippe Caro, membre du collectif Solidarité migrants Wilson.

Les interdictions vont priver entre 200 et 500 personnes chaque jour de nourriture, déplore à son tour Océane Marache, coordinatrice parisienne chez Utopia 56, qui intervient auprès des exilés à la rue. « C’est d’autant plus violent que les associations sont déjà en manque de moyens et que les personnes sont harcelées quotidiennement. C’est le signe que la politique anti-sdf s’intensifie ».

Les associations prévoient de faire appel de la décision de la préfecture. À Calais, dans le nord de la France, des arrêtés similaires visant les distributions de nourriture sont pris régulièrement depuis 2020.


« S’attaquer à un besoin primaire comme la nourriture à l’encontre de personnes n’ayant déjà plus rien, c’est abject. Voilà la politique d’accueil de la France : laisser des gens à la rue et les empêcher de boire et de manger », s’offusque encore Philippe Caro en dénonçant une décision qui ne règle rien. « La police ne peut pas interdire les distributions de nourriture dans tout Paris, juste dans certains secteurs bien précis. Donc on ira ailleurs, juste à proximité de ces secteurs. On déplace juste le problème ».

De manière temporaire... comme une répétition générale avant les Jeux Olympiques 2024? Vive le sport…


Devant cet arrêté, on ne peut qu'acquiescer aux paroles de Freddie Mc Gregor ou de Da Fuchaman qui nous affirmaient dans leurs titres respectifs que "to be poor is a crime". On attend désormais celui qui nous chantera "to help a poor is also a crime".