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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Cannabis thérapeutique : faux départ


La généralisation de l’usage médical du cannabis, pourtant attendue, n’a pas été actée dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024. De quoi désespérer la filière française, qui fonde de grands espoirs sur le marché national.

Des parlementaires issus du camp présidentiel comme des oppositions appellent le gouvernement à ne plus repousser la généralisation de l'usage du cannabis médical pour les patients en « impasse thérapeutique », dans une tribune publiée en ligne ce 10 octobre par Libération. Pourtant, malgré cet appel politique et les recommandations de nombreux médecins et scientifiques, le texte présenté ce 27 septembre en conseil des ministres ne contient aucune ligne budgétaire consacrée au sujet. 

Officiellement lancée en 2021, l’expérimentation française du cannabis médical présente aujourd’hui des résultats sur plus de deux années, qui démontrent à la fois la capacité des professionnels de santé à prescrire et à dispenser ce type de médicaments, une sécurité d’emploi rassurante concernant les effets indésirables, ainsi qu’une amélioration de la qualité de vie d’un nombre significatif de patients jusque-là peu ou pas soulagés.


Il était essentiel que le PLFSS tienne compte de ces résultats et généralise l’usage médical du cannabis en France en 2024, plaidait ce collectif d'élus venus de tous horizons reconnaissant ainsi le droit d’accès à ces traitements pour les patients en impasse thérapeutique. Véritable nécessité éthique et clinique, ils insistaient également sur le fait qu'il est crucial de ne pas confondre la légalisation du cannabis médical où il est question de patients et de médicaments, avec le débat autour du cannabis récréatif.


Alors que l’expérimentation du cannabis médical en France est entrée dans sa troisième année, nous nous trouvons à un tournant décisif. Plus que jamais, nous avons l’occasion d’améliorer la vie de plusieurs milliers de patients en situation d’impasse thérapeutique, par ailleurs souvent en fin de vie, et souffrant de maladies chroniques ou sévères, comme l’épilepsie réfractaire ou la sclérose en plaques. La clé réside dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) de 2024 qui doit être voté très prochainement.


L’examen des articles à l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines pourra éventuellement permettre de l’amender, mais sans certitude pour l’instant.

A suivre ...