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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Mathieu Ruben lance un débat

 

Avec finesse et une extrême justesse, Mathieu Ruben pose le doigt sur une appellation réductrice et ségrégationniste du reggae qui s’installe insidieusement dans le langage commun. Toujours aussi surprenant dans ses initiatives, cette fois-ci, il invite au débat : une habile façon d’alerter la communauté sur un glissement aux conséquences néfastes et de rappeler les fondements du reggae : love and unity.

La pertinence du propos mérite d'être soulignée tant elle renferme une imperceptible fissure dans ce qu'elle sous-entend. Et c'est justement là que Mathieu Ruben nous amène avec cette réflexion qu'il partage avec nous en lançant ce débat qui peut n'apparaître comme n'étant que linguistique. Mais il va plus loin et pousse son questionnement sur la sémantique : une véritable étude de sens qui révèle une subtile mais néfaste classification. Le chanteur interpelle notamment sur les appellations "reggae français, reggae caribéen" devenues usuelles, et exprime son désaccord avec ces désignations et le mode de pensée qui en découle... Il pose également avec délicatesse cette question qui transpire le sentiment d'exclusion que peuvent parfois ressentir certains artistes : "que faut-il faire pour faire partie du reggae français?"

Un appel à l'intelligence collective

Cette ouverture de débat n'est pas monnaie courante dans la culture reggae, et cet appel démontre une véritable ouverture d'esprit, une prise de conscience, et un questionnement intérieur profond du milieu par le milieu. En partageant ainsi le fruit de sa réflexion, Mathieu Ruben invite à une introspection collective sous forme d'un débat ouvert et apaisé. Un appel à l'intelligence collective qui fait du bien à l'ère des questionnements n'appelant que des réponses clivantes.

Le débat est à suivre sur sa page Facebook : https://fb.watch/nJvU66eIJc/