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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Journée Internationale de l'écrivain africain

Depuis 1992, à l’initiative de l’Association Panafricaine des Ecrivains (PAWA - Panafrican Writers Association), la journée du 7 novembre est consacrée à l’écrivain Africain. En 2021, nous célébrons la la 29ème édition de cette journée

Parmi les pays qui participent à cette journée, notons les efforts entrepris par le Sénégal, avec son association nationale l'AES (association des écrivains sénégalais).


Ouverte à tous les hommes de lettres


L’association a vu le jour en 1973 et plusieurs personnalités du monde littéraire se sont succédé à sa tête, comme par exemple le Dr Birago Diop (auteur des célèbres "Contes d’Amadou Koumba"), Aminata Sow Fall (auteur de "La grève des battus") ou encore le poète Amadou Lamine Sall, président de la Maison Africaine de Poésie Internationale (MAPI).

L’hommage rendu par l’AES à l'ancien président du sénégal Léopold Sédar Senghor montre l’importance du rôle qu’a joué le poète dans la promotion de la littérature au Sénégal.


Site à visiter : panafricanwritersassociation.com

René Maran : le premier écrivain noir à recevoir le prix Goncourt, en 1921, a grandi à Bordeaux

Né le 5 novembre 1887, il est originaire de Guyane, bien qu'il soit né sur un bateau qui amenait ses parents en Martinique. Sa déclaration officielle à l'état civil n'a eu lieu qu'à Fort-de-France le 22 novembre. Il a grandi à Bordeaux, où il a développé sa passion pour la poésie.

Dès l'âge de sept ans, René Maran est mis en pension dans un lycée à Talence, en banlieue bordelaise. Il a ensuite poursuivi ses études au lycée Montaigne à Bordeaux. Pendant son séjour à Bordeaux, il était à la fois un amoureux de la poésie et un passionné de sport. C'est à cette époque qu'il a rencontré Félix Éboué, qui est devenu son ami proche pour le reste de sa vie.

Après avoir étudié le droit, René Maran a quitté Bordeaux en 1910 pour entrer dans l'administration coloniale du Congo, poussé par son père, qui était haut-fonctionnaire. Maran lui-même dira plus tard que l'administration était belle, mais pas pour lui. C'est dans ce contexte colonial qu'il a développé ses idées anticolonialistes qui se refléteront plus tard dans son roman "Batouala," pour lequel il a remporté le prestigieux prix Goncourt en 1921. Cette victoire a marqué un moment historique dans la littérature française et a fait grand bruit à l'époque en raison de la nature anticolonialiste de son œuvre.