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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Elle a inventé le GPS

Gladys West est née en 1930 en Virginie. C'est un état du Sud des États-Unis où à l’époque naître dans une famille noire, c'est partir dans la vie avec un sérieux handicap. Handicap que Gladys West va rattraper à force de ténacité et de courage, notamment en marchant 10 kilomètres à pied tous les jours pour aller à l’école. 

C'est un trajet qu’elle occupe en comptant les poteaux des clôtures et en évaluant leur espacement. Gladys West développe ainsi par hasard un goût certain pour les mathématiques qui va l’amener à devenir une femme dont les travaux nous servent tous les jours… Déterminée à sortir de sa condition, elle réussit à décrocher une bourse réservée seulement aux deux meilleurs de son école. 


Mais une fois à l’université, il lui faut trouver de quoi payer une chambre et sa nourriture. Convaincu de son énorme potentiel, son prof de maths lui propose de faire du baby-sitting chez lui. Gladys décroche une maîtrise et se voit proposer un poste à Dahlgren, une base navale où l’on développe les technologies américaines. On lui confie à partir de 1956 la programmation et le codage des ordinateurs. Bosseuse invétérée, c’est par son travail et ses réussites qu’elle finit par surmonter la ségrégation dont elle est victime y compris sur la base navale. 


Ses travaux brillants l’amènent à se voir confier la programmation de l’IBM 7030 Stretch, le plus puissant de tous à l’époque et une mission : réussir à modéliser la Terre au millimètre près à partir de plusieurs années de données satellitaires. Elle y parvient et le résultat de ce travail titanesque va servir de base au développement d’un système de navigation par satellite : le Global Positioning System, GPS.


En 2018, elle est intronisée au Hall of Fame de l'US Air Force


C’est en effet grâce à Gladys West que le GPS est mis en place pour l’armée en 1973 et pour nous tous 20 ans plus tard. Modeste et focalisée sur son travail, elle ne se rend pas compte de suite de la portée de ses recherches. Ce n’est qu’en 1998 que gloire lui est rendue grâce à de jeunes sisters universitaires qui ont découvert sa contribution immense. 


En 2018, Gladys West est la première femme intronisée au Hall of Fame des pionniers de l’espace de l’US Air Force grâce au GPS qu'elle a avoué ne jamais utiliser. Elle préfère les cartes routières en papier sur lesquelles elle peut voir la route, "Je suis une personne d’action, du genre pratique" explique Gladys West, 91 ans aujourd’hui, cette Illustre Inconnue qui désormais ne l’est plus !