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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

One Love : début de la tournée d'avant-premières à Kingston

Il régnait une ambiance effervescente au Carib 5 Theatre de Kingston, pour l’événement cinématographique de ce début d’année 2024. Stars de la musique, du cinéma, personnalités politiques, les people se sont bousculés sur le tapis rouge mardi soir (23 janvier 2024). Y compris Harry et Meghan, duc et duchesse de Sussex, qui avaient fait le déplacement en Jamaïque pour la première mondiale du très attendu "Bob Marley, One Love" sur la vie du roi incontesté du reggae. Un film produit par la Paramount et réalisé par Reinaldo Marcus Green, le cinéaste new-yorkais, ravi de le présenter dans le pays de Bob Marley en premier lieu.

Être ici avec le peuple jamaïcain, nos acteurs, notre équipe… Nous avons tourné ici en Jamaïque, à Trenchtown. C’est incroyable de partager ça avec eux, avec la famille Marley. Ce film est un cadeau.

Reinaldo Marcus Green, réalisateur de "One love"

Le biopic est littéralement porté par l’acteur britannique Kingsley Ben-Adir qui devient vraiment Marley à l’écran. Une magnifique performance.

Incarner Bob, ce n’est pas facile. Il y a une énorme histoire derrière et je voulais être sûr de la comprendre totalement. Mais c’est la même chose à chaque fois que je prends un rôle. Il faut travailler. Et quand tu commences à étudier Bob, tu réalises qu’il était très travailleur.

Kingsley Ben-Adir, acteur incarnant Bob Marley

La famille Marley a été très impliquée dans le tournage. Ziggy Marley, le fils aîné de Bob, est même l’un des producteurs du film.

Je me suis assuré que la spiritualité était forte, et que les différentes facettes de sa personnalité soient montrées. Son côté humain, son côté craintif, son côté violent, son côté jaloux… Tous les aspects...

Ziggy Marley, fils de Bob Marley, producteur du film

Egalement présente, le Premier ministre Jamaïcain Andrew Holness, pour qui ce biopic est une vraie bénédiction pour le pays.

Les producteurs et réalisateurs ont choisi la Jamaïque comme décor pour réaliser un film authentique et légitime. Et que la première mondiale ait lieu ici, est quelque chose d’important. Cela rend un bel hommage à la culture jamaïcaine et à la vie de Bob également.

Andrew Holness, Premier ministre de la Jamaïque

Dans le reste du monde, il faudra attendre le 14 février prochain pour découvrir le film qui entend répandre partout le message de Bob Marley : Peace, Love and Unity, Paix, Amour et Unité.