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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Madagascar vote un texte anti-pédophilie

Madagascar a voté un texte de loi cette semaine pour imposer des peines de castration chirurgicale ou chimique aux violeurs de mineurs condamnés.

Le texte a été adopté début février par l'Assemblée nationale, puis mercredi par le Sénat, et doit encore être validé par la Haute cour constitutionnelle (HCC), avant que le président Andry Rajoelina ne le promulgue.

Selon l'amendement consulté par l'AFP, une peine de castration chirurgicale est prévue «à l'encontre des auteurs de viol commis sur un enfant de moins de dix ans». Mais aussi la castration «chimique ou chirurgicale» contre les violeurs d'enfants âgés entre dix et 13 ans. Et chimique pour les violeurs de mineurs entre 13 et 18 ans.

«Un traitement cruel, inhumain et dégradant»

Amnesty International a appelé Antananarivo à «abroger» ce texte, affirmant que la castration chimique ou chirurgicale «constitue un traitement cruel, inhumain et dégradant» et «ne résoudra pas» la question des viols d'enfants.

Cette mesure n'est par ailleurs, toujours selon l'ONG, «pas compatible avec les dispositions constitutionnelles malgaches contre la torture et les mauvais traitements, ainsi qu'avec les normes régionales et internationales relatives aux droits humains».

Madagascar, grande île de l'océan Indien, «est un pays souverain qui a parfaitement le droit de modifier ses lois» dans l'intérêt général, a défendu la ministre de la Justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, auprès de l'AFP vendredi. «Face à la recrudescence du viol, il a fallu agir» pour «freiner» le phénomène, a-t-elle ajouté, précisant que l'an dernier 600 cas de viols de mineurs avaient été recensés.

«Avant, la peine minimum était de cinq ans» de prison. «On a rajouté une peine complémentaire de castration», qui sera prononcée par le juge en complément, a-t-elle précisé.

Une «culture du viol» dans l'île

Jessica Lolonirina Nivoseheno, du mouvement «Women Break the Silence», estime qu'il existe une «culture du viol» dans l'île, où beaucoup de cas «se règlent en famille et à l'amiable», et que les mesures de castration pourraient se montrer «dissuasives».

Nciko wa Nciko, conseiller pour Madagascar chez Amnesty, regrette en revanche que ce texte, qui pose un «problème éthique», ne soit «pas axé sur les victimes».

«La castration cause un préjudice grave et irréversible. Et on peut avoir des cas où un individu est reconnu coupable et la justice revient sur le verdict et l»innocente", fait-il encore valoir auprès de l'AFP.