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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Bruxelles vient d'autoriser l'importation d'insectes pour l'alimentation.


En janvier 2023, la Commission européenne a effectivement intégré les larves de petit tenebrion mat à la liste des "nouveaux aliments" autorisés à la consommation humaine sur le continent. 
Présent sous forme congelée, lyophilisée, en pâte et en poudre dans plusieurs catégories d'aliments, l'insecte pourra par exemple être utilisé dans les barres de céréales, les nouilles, les soupes ou encore les pâtes à pizza, comme le précise le règlement. Une autorisation valable pour une durée de cinq ans.

Toutefois, il ne s'agit ni de duper les consommateurs, ni de remplacer la viande française par des insectes "importés". Le règlement précise bien que les produits à base d'insectes devront être clairement étiquetés. Les nouveaux ingrédients devront être mentionnés sur les emballages sous leur nom scientifique et sous leur nom courant. En plus, les insectes feront aussi partie de la liste des 14 allergènes qui doivent être clairement étiquetés, au même titre que les œufs, le lait, le poisson ou les crustacés. Il sera donc facile de les identifier, même lorsqu'il s'agira d'une farine utilisée chez le boulanger, par exemple.

Par ailleurs, sur les quatre insectes désormais autorisés à la consommation humaine dans l'Union européenne, aucun n'est actuellement utilisé pour remplacer la production de viande française. À titre d'exemple, si les larves de petit tenebrion mat peuvent servir de substituts de viande pour certaines préparations, celles-ci sont commercialisées en Europe par Ÿnsect. Fondé en 2011 par des scientifiques et militants écologistes, cette entreprise française possède ses élevages en France. Ainsi, en 2022, la start-up a construit une ferme verticale de 45.000 m² près de Dole, dans le Jura. Autre exemple, la larve de ver à farine, autorisée en juin 2021, est utilisée depuis de nombreuses années par des éleveurs pour un usage domestique afin de nourrir les bêtes de manière plus écologique et économique. 

En résumé, depuis près de trois ans, l'Union européenne autorise bien la vente de certains insectes, très spécifiques, pour la consommation humaine. Toutefois, non seulement il ne s'agit pas pour l'heure de remplacer les viandes dans nos assiettes - les produits étant utilisés pour nourrir les animaux ou pour remplacer la farine - mais il ne s'agit pas non plus exclusivement de produits importés. Reste que, de fait, les insectes sont vus comme une solution d'avenir. Que ce soit pour l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ou pour l'Union européenne, ces petits animaux à six pattes sont considérés comme une source potentielle de protéines plus écologique et plus durable.