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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Devinez qui revoilà ?


A peine réélu, Vladimir Poutine lance un avertissement à l’Occident. « Il est clair pour tout le monde qu’un [conflit entre la Russie et l’Otan] marquerait l’ultime étape avant une Troisième Guerre mondiale. Je pense que pratiquement personne ne veut de cela », a-t-il ainsi prévenu devant la presse, lundi 18 mars, après avoir, sans surprise, remporté largement l’élection présidentielle russe.

Le président russe a été réélu avec plus de 87 % des voix, selon la commission électorale russe, après dépouillement de 98 % des bureaux de vote. Des données citées par l’agence officielle russe Ria Novosti et relayées par franceinfo. La participation a été officiellement estimée à 74,22 % à 18h00 GMT, à la fermeture des bureaux de vote, soit un taux supérieur aux 67,5 % du précédent scrutin en 2018.

Dégradation. Depuis que Moscou a lancé en février 2022 ce qu’il a présenté comme une « opération militaire spéciale » en Ukraine, dénoncée par Kiev et ses alliés comme une invasion, les relations entre la Russie et l’Occident se sont dégradées à un niveau sans précédent depuis la crise des missiles cubains en 1962.

Interrogé par Reuters sur les commentaires d’Emmanuel Macron, qui a dit le mois dernier ne pas exclure la possibilité d’envoyer des troupes au sol en Ukraine - une hypothèse aussitôt écartée par d’autres alliés de Kiev -, et sur le risque d’un conflit avec l’Otan, Vladimir Poutine a ironisé : « Tout est possible dans le monde moderne. » Emmanuel Macron, qui a dit ne pas vouloir d’« escalade », a appelé la semaine dernière les Occidentaux à un « sursaut », prévenant qu’une victoire russe en Ukraine constituerait une « menace existentielle » pour l’Europe.

Personnel militaire. Le chef du Kremlin a affirmé que du personnel militaire de l’Otan se trouvait déjà en Ukraine. Les troupes russes ont entendu des communications en anglais et en français sur le champ de bataille, a-t-il indiqué. « Il n’y a rien de bon dans tout cela, en premier lieu pour eux puisqu’ils meurent là-bas et en grand nombre », a-t-il poursuivi.

Vladimir Poutine a dit espérer qu’Emmanuel Macron cesse de tenter d’alimenter les tensions à propos de l’Ukraine, invitant son homologue français à jouer un rôle pour la paix. « Tout n’est pas encore perdu », a-t-il assuré. « Je l’ai dit encore et encore, et je vais le répéter : nous sommes en faveur de discussions de paix, et pas seulement parce que l’ennemi arrive à court de munitions », a ajouté le président russe.