La Journée internationale des droits des femmes, officialisée par les Nations unies en 1977 et célébrée dans de nombreux pays à travers le monde le 8 mars, est une occasion de faire un bilan sur la situation des femmes.
Cette journée est marquée par de très nombreux événements et manifestations à travers le monde organisés par des mouvements, associations (parmi lesquelles Amnesty International) pour fêter les victoires et les acquis en matière de droits des femmes, mais aussi pour faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes.
La Journée internationale des droits des femmes, ou journée internationale des femmes pour l'ONU, est apparue dans le contexte des mouvements sociaux au tournant du XXe siècle en Amérique du Nord et en Europe.
Le mouvement féministe en plein essor, qui avait été renforcé par quatre conférences mondiales sur les femmes organisées sous l’égide de l’ONU, a aidé à faire de la célébration de cette Journée le point de ralliement des efforts coordonnés déployés pour exiger la réalisation des droits des femmes et leur participation au processus politique et économique.
Quelques dates de l'évolution des droits des femmes en France.
1944 : Droit de vote des femmes
Le 21 avril 1944, les femmes françaises obtiennent le droit de vote. Celles qui le souhaitent pourront voter pour la première fois lors des élections municipales d’avril 1945.
Ce droit de vote est obtenu pratiquement un siècle après l’instauration du suffrage universel masculin de 1848. Par comparaison, les femmes pouvaient déjà voter en 1893 en Nouvelle-Zélande ou depuis 1906 en Finlande.
1965 : Loi du 13 juillet
La loi du 13 juillet 1965 portant réforme des régimes matrimoniaux est considérée comme fondamentale dans l’émancipation juridique des femmes françaises.
Désormais elles peuvent exercer une profession et ouvrir un compte bancaire à leur nom sans le consentement de leur mari.
1967 : Loi Neuwirth
Lucien Neuwirth dépose une proposition de loi visant à autoriser et à libéraliser le recours à la contraception qui sera adoptée par l’Assemblée nationale le 19 décembre 1967. La pilule contraceptive était jusqu’alors interdite. Ces décrets d’applications ne sont publiés qu’en 1971.
1975 : Loi Veil
Simone Veil, ministre de la Santé du gouvernement de Jacques Chirac parvient à faire voter, le 17 janvier 1975, un texte de loi qui légalise l’IVG (interruption volontaire de grossesse) en France.
Le texte autorise l'IVG jusqu'à dix semaines. Avant cela, avorter sans raison médicale était passible de prison.
1991 : Édith Cresson, première femme Premiere ministre
Édith Cresson est une femme d’État française, membre du Parti socialiste. Sous la présidence de François Mitterrand, elle est plusieurs fois ministre.
Elle devient, le 15 mai 1991, la première femme Premiere ministre. Nommée le 16 mai 2022, Elisabeth Borne lui a, depuis, succédé à Matignon.
2006 : Égalité salariale
La loi du 23 mars 2006 relative à l'égalité salariale entre les femmes et les hommes renforce les droits des femmes afin de supprimer les écarts de rémunération et lutte contre les discriminations au travail.
2012 : Harcèlement sexuel
La loi du 6 août 2012 redéfinit le harcèlement sexuel, renforce les sanctions et déploie de fortes mesures de prévention contre le harcèlement dans le monde professionnel.
Cette loi a été votée en procédure d’urgence à la suite du vide juridique provoqué par une décision du Conseil constitutionnel qui avait annulé l’article du code pénal sur le harcèlement sexuel.
2021 : PMA
Le 2 août 2021, la loi relative à la bioéthique élargit la PMA (Procréation médicalement assistée) aux couples de femmes et aux femmes célibataires.
Un nouveau mode de filiation est mis en place pour les enfants nés par PMA d'un couple de femmes (reconnaissance conjointe de l'enfant avant sa naissance devant notaire)
2024 : Inscription de l’IVG dans la Constitution française
Mars 2024, la France devient le premier pays à inscrire l’IVG dans sa constitution, après l’adoption du projet de loi par un vote conforme de l’Assemblée et du Sénat. Cette inscription insérée à l’article 34 de la Constitution française offre désormais une « liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse »