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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

couvre-feu décrété à Nouméa de mardi à mercredi

 Réforme constitutionnelle en Nouvelle-Calédonie. Les députés français votent solennellement ce mardi 14 mai la réforme constitutionnelle visant à élargir le corps électoral pour les scrutins provinciaux de Nouvelle-Calédonie. Si l'Assemblée nationale donne son feu vert, le Parlement devra entériner la réforme en Congrès. Toutefois, face à l'extrême sensibilité du dossier et aux vives tensions sur l'île, Emmanuel Macron ne va pas convoquer immédiatement députés et sénateurs à Versailles. Ce lundi, le haut-commissariat de la République sur place a par ailleurs annoncé un couvre-feu.


Le président français l'a fait savoir dimanche 12 mai : il faut laisser une dernière chance à un dialogue entre loyalistes, très favorables au dégel des listes, et indépendantistes, farouchement opposés. Toutes les sensibilités politiques calédoniennes vont être conviés prochainement à Paris pour parvenir à un accord global sur les institutions de l'archipel. En jeu, la réforme qui vise à élargir le corps électoral, gelé depuis 1998, lors des scrutins provinciaux, cruciaux sur l’ile. Elle permettrait aux résidents depuis au moins 10 ans d’y participer.

À 17.000 kilomètres de Paris, le dialogue semble impossible

Les oppositions sont frontales sur le caillou. D'un côté, les loyalistes, forts d'une victoire du « non » lors des trois référendums d'indépendance prévus par les accords de Nouméa de 1998. Ils estiment que le gel du corps électoral, empêchant un électeur sur cinq d'élire le puissant Congrès calédonien, n'a plus de sens. De l'autre côté, les indépendantistes, à l'origine des blocages sur l'île.

Non seulement ils ne reconnaissent pas le résultat du dernier référendum de 2021, mais estiment aussi que la limitation des listes électorales est un rempart contre ce qu'il considère comme une colonisation. Depuis 1998, de nombreux métropolitains se sont installés en Nouvelle-Calédonie, mais aussi des français de Wallis-et-Futuna, autre territoire français du Pacifique. La situation est rendue encore plus compliquée par les difficultés actuelles de la filière nickel, principale ressource de l’Ile.


Couvre-feu à Nouméa

Ce contexte très tendu trouve un écho dans l'Hexagone. La gauche plaide pour un retrait du texte et la mise en place d'une mission de dialogue chapeauté par le Premier ministre.

Gabriel Attal est également appelé, dans le journal Le Monde, par plusieurs de ses prédécesseurs comme Édouard Philippe et Manuel Valls à reprendre le dossier actuellement géré par le Ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, pour apaiser les esprits.

À la demande du locataire de la place Beauvau, des renforts sont envoyés en Nouvelle-Calédonie : quatre escadrons de gendarmerie mobile, deux sections de la CRS8, des policiers du RAID et des gendarmes du GIGN. Le haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie a surtout annoncé un couvre-feu pour la nuit de mardi à mercredi dans l'agglomération de Nouméa, théâtre de troubles d'une « grande intensité » en écho à l'examen à Paris de la réforme constitutionnelle.