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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Mayotte département avec le plus de victimes d’exploitation liée au travail

Les chiffres sur la traite et l’exploitation des êtres humains en France ont été publiés hier par le ministère de l’Intérieur. Entre 2016 et 2023, 169 victimes ont été enregistrées à Mayotte. Travail illégal, sous rémunération, conditions abusives, les exemples d’exploitation par le travail sont nombreux. Sur l’île, les victimes sont surtout des migrants comoriens.

24 victimes pour 100.000 habitants à Mayotte… Contre une moyenne nationale de 3 victimes pour 100.000 habitants l’an dernier. Dans le détail, notre territoire se distingue surtout par les cas d’exploitation par le travail, c’est-à-dire de l’esclavage moderne. Cela représente 85% des abus commis, le reste étant réparti entre du proxénétisme et de la traite d’êtres humains 5%.


Ces victimes sont principalement d’origine étrangère, 6 victimes sur dix sont de nationalité comorienne. Contrairement au reste du pays, les femmes ne sont pas surreprésentées, il y a autant de victimes hommes que femmes.

Ce rapport du ministère de l’intérieur note en revanche un faible taux de condamnation dans les Outre-mer pour les cas de traite et d’exploitation d’êtres humains.


L’exploitation par le travail est principalement liée aux disparités économiques

De plus en plus de personnes vivant dans des pays en voie de développement quittent leur pays pour aller travailler à l’étranger. Elles sont souvent prêtes à accepter des conditions de travail bien inférieures aux normes juridiques locales. Les dossiers portent en majorité sur les secteurs de l’agriculture, du bâtiment et travaux publics (BTP) et de l’hôtellerie café restaurant.


C’est le cas à Mayotte où les situations d’exploitation peuvent être détectées par l’inspection du travail soit à l’occasion d’un contrôle aléatoire ou ciblé soit d’une enquête déclenchée à la suite d’une plainte de victimes ou de signalements (syndicats, associations spécialisées…)

Les victimes subissent des conditions de vie et de travail extrêmement abusives, de la sous-rémunération, horaires et jours de repos non respectés etc... des conditions de travail qui ont des conséquences sur la santé et la sécurité des travailleurs, ou qui portent atteinte à leur dignité humaine.