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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Mayotte : le directeur de la prison démissionne pour dénoncer la surpopulation carcérale

Nicolas Jauniaux, actuel directeur de la prison de Majicavo, à Mayotte, a annoncé lundi sa démission pour dénoncer les conditions de travail dégradées au sein de cet établissement pénitentiaire surpeuplé. « En remettant ma démission, je souhaite attirer l’attention sur cet établissement et ainsi contribuer, à ma modeste mesure, à améliorer les conditions de travail des personnels et les conditions de vie des détenus », a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée par la chaîne locale Kwezi.


Nommé en janvier dernier, Nicolas Jauniaux a expliqué que sa décision a été motivée par la « mutinerie avec prise d’otages » qui s’est déroulée le 28 septembre. Cet incident s’est produit au moment où une centaine de détenus regagnaient leurs cellules après une promenade.

Nicolas Jauniaux appelle à doter en urgence l’île d’un second établissement pénitentiaire. A Majicavo, quatre, voire cinq détenus s’entassent dans des cellules de 13,4 mètres carrés prévues pour deux. L’établissement affiche aussi un taux d’occupation dépassant 181 %

Une prison qui déborde

« Cet événement dramatique souligne l’urgence de doter l’île d’un second établissement puisque celui-ci héberge 650 détenus pour 278 places », a encore déploré le directeur, regrettant que, malgré les promesses faites par l’ex-ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti début 2022, « aucune décision n’a été actée à ce jour ».


Le ministère de la Justice a réagi en soulignant avoir pris plusieurs mesures pour répondre aux préoccupations exprimées par la direction et les agents pénitentiaires. Parmi ces actions, le déploiement de 11 agents en provenance de La Réunion dès le 29 septembre, ainsi que des transferts de détenus vers d’autres établissements pour alléger la pression sur la prison de Majicavo. Le ministère a rappelé son engagement à ouvrir un second centre pénitentiaire et un centre de semi-liberté à Mayotte, sans préciser de calendrier.


Onde de choc au sein de l’établissement

La démission de Nicolas Jauniaux a provoqué une onde de choc parmi les personnels. « Cela a choqué tout le monde », a déclaré Saïd Gamba, représentant du syndicat CGT pénitentiaire. Après les violences de fin septembre, les surveillants ont exercé leur droit de retrait pendant plus d’une semaine. D’après Saïd Gamba, 51 des 118 surveillants de l’établissement sont actuellement en arrêt maladie. Le ministère de la Justice indique pour sa part que 25 agents sur les 133 employés au centre pénitentiaire sont en congé maladie.


La situation de la prison de Majicavo illustre un problème national de surpopulation carcérale en France. A Majicavo, le taux d’occupation dépasse 181 %, plaçant l’établissement parmi les plus surchargés du pays. Au 1er septembre, la densité carcérale atteignait 127,3 % à l’échelle nationale. Dans les maisons d’arrêt, où sont détenus les prévenus et les condamnés à de courtes peines, elle s’élève à 153,6 %.