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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Haïti : «Ils sont complètement cons» selon Emmanuel Macron

Une vidéo devenue virale tournée mercredi en marge du G20 à Rio montre un échange tendu entre un Haïtien et Emmanuel Macron.


La situation se crispe entre Paris et Port-au-Prince. Le président Emmanuel Macron a jugé les responsables de Haïti «complètement cons» d'avoir limogé il y a dix jours leur Premier ministre, s'attirant les foudres de Port-au-Prince qui a protesté auprès du chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot et convoqué son ambassadeur. Tout est parti d'une vidéo tournée mercredi en marge du sommet du G20 à Rio, en dehors de la présence de la presse, et qui a circulé sur les réseaux sociaux. Emmanuel Macron quittait alors le Brésil pour le Chili.


Dans cette vidéo, le chef de l'État répond, selon son entourage, à un Haïtien qui l'interpelle «de manière insistante» en l'accusant lui et la France «d'être responsables de la situation en Haïti». «Là franchement, c'est les Haïtiens qui ont tué Haïti, en laissant le narcotrafic», lui répond Emmanuel Macron. «Et là, ce qu'ils ont fait, le premier ministre était super, je l'ai défendu, ils l'ont viré!», ajoute-t-il en référence au limogeage le 10 novembre du chef du gouvernement Garry Conille, nommé cinq mois plus tôt, par le Conseil présidentiel de transition haïtien (CPT).


«C'est terrible. C'est terrible. Et moi, je ne peux pas le remplacer. Ils sont complètement cons, ils n'auraient jamais dû le sortir, le Premier ministre était formidable», poursuit-il avant que la vidéo s'interrompe. Les autorités de Haïti, pays pauvre des Caraïbes en plein chaos politique, socio-économique, sécuritaire et humanitaire, ont vivement réagi. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Victor Harvel Jean-Baptiste a convoqué jeudi l'ambassadeur de France Antoine Michon et protesté contre les «propos jugés inacceptables» du président Macron, selon un communiqué officiel obtenu par l'AFP.


Port-au-Prince a exprimé «l'indignation du Pouvoir de Transition face à ce qu'il considère comme un geste inamical et inapproprié qui mérite d'être rectifié» et «une lettre de protestation adressée au ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a été remise à l'ambassadeur» Michon. Selon la diplomatie haïtienne, le diplomate français a «reconnu qu'il s'agissait de propos malheureux».


Arrivé jeudi au Chili, Emmanuel Macron est revenu sur la crise haïtienne lors d'un discours sur la relation avec l'Amérique latine prononcé devant le Congrès du Chili, à Valparaiso. «La France continuera d'apporter son soutien au peuple haïtien et de soutenir toutes les initiatives visant à rétablir la sécurité et recréer un chemin vers une situation politique stable. Les Haïtiens le méritent», a-t-il déclaré.


La décision de démettre Garry Conille est survenue alors que le CPT souhaitait changer des responsables des ministères de la Justice, des Finances, de la Défense et de la Santé, contre son avis. Pour M. Conille, «la résolution du Conseil présidentiel de transition (...) est clairement entachée d'illégalité». Il a été remplacé dès le 11 novembre par l'homme d'affaires Alix Didier Fils-Aimé qui a promis de rétablir la sécurité et d'organiser les premières élections depuis 2016.