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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Le Ghana opte pour le carburant africain: la fin de la dépendance à l’Europe?

 

Le Ghana, un des acteurs économiques clés de l’Afrique de l’Ouest, se tourne vers une solution locale pour réduire sa dépendance aux importations de carburants en provenance d’Europe. Le pays prévoit d’acheter des produits pétroliers issus de la raffinerie géante du milliardaire nigérian Aliko Dangote, dont la capacité de production pourrait révolutionner l’approvisionnement en carburants à travers toute la région.

La raffinerie Dangote, l’une des plus grandes du monde, a la capacité de produire 650 000 barils de pétrole par jour une fois pleinement opérationnelle, un volume qui dépasse largement la consommation quotidienne du Nigeria. Cette capacité excédentaire ouvre la voie à des exportations vers des pays voisins comme le Ghana, qui pourrait ainsi réduire sa facture d’importation de carburant en provenance d’Europe, estimée à 400 millions de dollars par mois.

Mustapha Abdul-Hamid, directeur général de l’Autorité nationale du pétrole (NPA) du Ghana, a confirmé cette stratégie lors d’une conférence à Lagos en octobre dernier. Il a souligné que l’importation de carburant depuis le Nigeria, avec des prix plus compétitifs, offrirait une alternative plus économique que l’approvisionnement actuel en provenance de Rotterdam. Le Ghana, comme de nombreux pays africains, souffre des fluctuations des prix mondiaux du carburant et cherche à stabiliser ses coûts tout en favorisant une intégration régionale plus forte.

La raffinerie Dangote, inaugurée en janvier 2024, commence déjà à produire du diesel et du carburéacteur, et a lancé la production d’essence en septembre de la même année. Cette expansion rapide de sa production fait de la raffinerie un acteur incontournable pour l’Afrique de l’Ouest et au-delà. Selon les prévisions, la raffinerie pourrait atteindre sa pleine capacité de 650 000 barils par jour dès le premier trimestre de 2025, un développement qui pourrait transformer la dynamique de l’approvisionnement énergétique dans la région.

L’initiative s’inscrit dans un mouvement plus large visant à renforcer les capacités industrielles africaines et à réduire la dépendance des pays africains vis-à-vis des importations coûteuses. Avec des investissements massifs comme ceux d’Aliko Dangote, l’Afrique peut espérer une plus grande autonomie énergétique, favorisant ainsi la croissance économique et la création d’emplois tout en stimulant le commerce intra-africain.

La raffinerie Dangote représente un modèle d’industrialisation en Afrique, où l’exploitation des ressources naturelles et la transformation locale peuvent apporter des solutions aux défis économiques du continent. Le projet de collaboration entre le Ghana et la raffinerie Dangote montre la voie vers une Afrique plus intégrée, où les échanges entre pays africains sont au cœur de la croissance régionale