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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Le Ghana opte pour le carburant africain: la fin de la dépendance à l’Europe?

 

Le Ghana, un des acteurs économiques clés de l’Afrique de l’Ouest, se tourne vers une solution locale pour réduire sa dépendance aux importations de carburants en provenance d’Europe. Le pays prévoit d’acheter des produits pétroliers issus de la raffinerie géante du milliardaire nigérian Aliko Dangote, dont la capacité de production pourrait révolutionner l’approvisionnement en carburants à travers toute la région.

La raffinerie Dangote, l’une des plus grandes du monde, a la capacité de produire 650 000 barils de pétrole par jour une fois pleinement opérationnelle, un volume qui dépasse largement la consommation quotidienne du Nigeria. Cette capacité excédentaire ouvre la voie à des exportations vers des pays voisins comme le Ghana, qui pourrait ainsi réduire sa facture d’importation de carburant en provenance d’Europe, estimée à 400 millions de dollars par mois.

Mustapha Abdul-Hamid, directeur général de l’Autorité nationale du pétrole (NPA) du Ghana, a confirmé cette stratégie lors d’une conférence à Lagos en octobre dernier. Il a souligné que l’importation de carburant depuis le Nigeria, avec des prix plus compétitifs, offrirait une alternative plus économique que l’approvisionnement actuel en provenance de Rotterdam. Le Ghana, comme de nombreux pays africains, souffre des fluctuations des prix mondiaux du carburant et cherche à stabiliser ses coûts tout en favorisant une intégration régionale plus forte.

La raffinerie Dangote, inaugurée en janvier 2024, commence déjà à produire du diesel et du carburéacteur, et a lancé la production d’essence en septembre de la même année. Cette expansion rapide de sa production fait de la raffinerie un acteur incontournable pour l’Afrique de l’Ouest et au-delà. Selon les prévisions, la raffinerie pourrait atteindre sa pleine capacité de 650 000 barils par jour dès le premier trimestre de 2025, un développement qui pourrait transformer la dynamique de l’approvisionnement énergétique dans la région.

L’initiative s’inscrit dans un mouvement plus large visant à renforcer les capacités industrielles africaines et à réduire la dépendance des pays africains vis-à-vis des importations coûteuses. Avec des investissements massifs comme ceux d’Aliko Dangote, l’Afrique peut espérer une plus grande autonomie énergétique, favorisant ainsi la croissance économique et la création d’emplois tout en stimulant le commerce intra-africain.

La raffinerie Dangote représente un modèle d’industrialisation en Afrique, où l’exploitation des ressources naturelles et la transformation locale peuvent apporter des solutions aux défis économiques du continent. Le projet de collaboration entre le Ghana et la raffinerie Dangote montre la voie vers une Afrique plus intégrée, où les échanges entre pays africains sont au cœur de la croissance régionale