À LA UNE

Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Le prix des billets d’avion des compagnies Air Caraïbes et French bee va augmenter


Air France a annoncé samedi sa volonté d'intégrer par anticipation la hausse prévue de la taxe de solidarité, dite "taxe Chirac", dans leurs systèmes de réservation. Ce mardi 5 novembre, le groupe aérien Air Caraïbes / French bee a indiqué son intention de s’aligner sur cette augmentation. 

Le projet de loi de finances n’est pas encore voté que les compagnies aériennes activent déjà leur levier de décollage économique. Après Air France-KLM, c’est au tour d’Air Caraïbes et French Bee d’annoncer une répercussion à venir sur le prix de leurs billets d’avion. "Les compagnies aériennes Air Caraïbes et French bee prennent acte de la future augmentation de la taxe de solidarité dite " Chirac" ou TSBA, prévue dans le projet de loi de finances pour 2025. Dans un souci de transparence envers la clientèle, les deux compagnies ont choisi d’intégrer dès aujourd’hui cette hausse potentielle dans leurs systèmes de réservation, en alignement avec les pratiques d’autres acteurs du secteur", a indiqué le groupe aérien. Pour justifier leur choix, elles précisent avoir pris cette décision par souci de transparence envers leur clientèle.

Elles assurent que cette mesure permettra aux voyageurs d'avoir une information claire sur les prix dès la réservation. Cette décision est prise par anticipation du vote de la loi pour pallier un éventuel manque à gagner, mais le groupe aérien s’engage à rembourser ses clients en cas de réduction de la taxe. "En outre, si le montant final de la taxe venait à être réduit, tout excédent perçu sera remboursé," précise le groupe.

Le groupe aérien veut préserver le pouvoir d’achat des Ultramarins

Si le montant de cette augmentation n’a pas encore été communiqué par Air Caraïbes et French bee, la compagnie précise qu’"en tant que compagnies engagées dans le développement économique et la connectivité des DROM, la priorité reste la préservation du pouvoir d’achat des Ultramarins." Air France de son côté indique qu’elle va appliquer une augmentation de plus de 300%, faisant passer le montant de cette taxe de 2,63 euros à 9,50 euros. Conscientes des enjeux pour les territoires d'Outre-mer, les deux compagnies affirment enfin leur volonté de participer activement aux discussions parlementaires. Leur objectif est d'explorer des pistes pour alléger l'impact de cette taxe sur le pouvoir d'achat des Ultramarins.

Cette décision d’Air Caraïbes et French bee intervient dans un contexte de débat sur l'augmentation de la taxe de solidarité qui prévoit d'alourdir d'un milliard d'euros la fiscalité du secteur aérien en France et qui suscite déjà de vives réactions, notamment de la part des élus ultramarins. Lundi, les députés du Nouveau Front Populaire (NFP) ont, dans un communiqué, demandé à Air France-KLM d’exonérer les territoires d’Outre-mer de cette taxe. "Nous demandons au groupe Air France-KLM de renoncer à la hausse par anticipation de la taxe sur les billets d'avion (TSBA) prévue dans le projet de loi de finances 2025", écrivaient-ils. C’était sans savoir qu’Air France-KLM allait être suivi par l’autre compagnie majeure desservant certaines lignes aériennes ultramarines.