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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

La République Dominicaine, haut lieu du trafic de stupéfiants de la Caraïbe

Malgré une saisie record de 9,5 tonnes de cocaïne le 6 décembre 2024, la République-Dominicaine est épinglée dans plusieurs rapports officiels émis par les États-Unis. Le pays caribéen reste encore la plaque tournante préférée des narcotrafiquants pour l’expédition des stupéfiants vers l’Europe et l’Amérique du Nord.

En septembre 2024, dans un rapport de la Maison-Blanche intitulé Memorandum sur la décision présidentielle concernant le transit de drogues majeures ou les principaux pays producteurs de drogue illicites pour l'exercice 2025, la République-Dominicaine a été mal notée.

Selon les États-Unis, la République-Dominicaine est un lieu de "transit important de stupéfiants."

Entre 2019 et 2022, les autorités dominicaines ont saisi 25 000 kilos de cocaïne.

Le 6 décembre 2024, la saisie record de 9,5 tonnes de cocaïne sur le port dominicain de Caucedo a mis en évidence la faiblesse des systèmes de détection et la croissance du narcotrafic dans la région. 

À la République-Dominicaine, la corruption des fonctionnaires d’état facilite l’entrée de toutes sortes de stupéfiants en provenance des pays d’Amérique latine ainsi que la réexportation vers l’Europe et les États-Unis.

Une enquête menée par la publication InSight Crime affirme que les employées sur le port de Caucedo sont souvent les complices des trafiquants.

La rémunération des agents de la DNCD, Direccion nacional de control de drogas, qui opèrent sur les machines de détection sur le port gagnent l'équivalent de 425 euros par mois.

Selon Arean Varela de l'Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les narcotrafiquants versent plusieurs mois de salaire aux agents pour qu’ils laissent passer les drogues.

Les agents reçoivent jusqu’aux 10 000 dollars pour aller aux toilettes pendant 3 minutes à une heure bien précise.

Arean Varela de l'Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans un entretien avec InSight Crime

Selon la publication, Global Organized Crime Index, le port de Caucedo est "l’épicentre du narcotrafic de la région".

Toutes sortes de stupéfiants (cocaïne, héroïne, extasie, les opiacées et le cannabis) quittent Amérique du Sud via le Venezuela. C'est par voie maritime que les drogues arrivent enfin à la République-Dominicaine.

Une fois livrés sur le port de Caucedo, les stupéfiants sont transférés dans des conteneurs pour expédition vers les marchés européens et nord-américains.

Aujourd’hui, le narcotrafic, qui nourrit la violence et la corruption, menace la stabilité de la Caraïbe.

Le trafic d’armes, également en forte augmentation, va de pair avec le trafic de drogue.

Le 20 janvier 2025, Donald Trump deviendra Président des États-Unis. Il a promis de lourdes sanctions contre les pays qu'il estime être mêlé au trafic des stupéfiants.

Dans la Caraïbe insulaire, la République-Dominicaine, les Bahamas, Haïti et la Jamaïque se trouvent dans la même catégorie que la Colombie, le Venezuela et la totalité des pays d’Amérique centrale. Il s'agit des pays qui n'arrivent plus à maîtriser le trafic de la drogue.