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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Académie de Martinique : 70 postes supprimés à la rentrée 2025

 À la rentrée scolaire 2025, l’académie de Martinique va devoir faire face à la suppression de 70 postes d’enseignants et de personnels administratifs. Selon le rectorat, ces mesures découlent de la baisse continue de la population scolaire et de l’impact démographique de l'île.

Pour l’année scolaire 2024-2025, l’académie de Martinique comptabilise 63 228 élèves, répartis entre écoles primaires, collèges et lycées.


Depuis 2016, la population scolaire a chuté de près de 18 %, avec la perte de 13 748 élèves dans le primaire et le secondaire. Cette tendance devrait se poursuivre dans les années à venir.


La rectrice de l’académie, Nathalie Mons, a mis en lumière la réalité de cette « déprise démographique" qui "s’inscrit malheureusement dans la durée ». Ce phénomène pose un véritable défi pour l’équilibre de l’éducation sur l’île. Et la réponse de l’académie semble inévitable : la suppression de 70 postes, dont 21 dans le primaire et 49 dans le secondaire, en plus de la réduction de 2 postes administratifs.


« Mais alors que ces ajustements sont mis en place, un débat s’installe.

Nous souhaitons mettre l’accent sur le fait que ces suppressions empêchent un certain nombre de Martiniquais de rester sur le territoire et à d’autres de rentrer. Donc cela contribue encore une fois au vieillissement accéléré de notre population. »

Dina Jean-Louis, responsable du réseau des écoles primaires


Dans le primaire, bien que l’académie perde 432 élèves (-1,6 %), le taux d’encadrement reste l'un des meilleurs de France. Avec un ratio de 8,75 enseignants pour 100 élèves en 2025, la Martinique devance largement la moyenne nationale (6,13). Malgré la suppression de 21 postes, elle conserve ainsi la première place parmi les académies en termes de taux d'encadrement.


« L’académie de Martinique conserve le 1er rang des académies en termes de ratio élèves/enseignants malgré les retraits de moyens. »

Nathalie Mons, rectrice de l’académie de Martinique


Pour autant, cette performance est loin de satisfaire tout le monde.

« Il serait souhaitable que ces suppressions cessent malgré les pertes d’effectif. Cela serait le moyen d’améliorer le résultat de nos élèves, d’autant que nous sommes confrontés à des difficultés qu’on ne connait pas dans l’Hexagone. Notamment la proportion très importante des élèves en difficultés scolaire qu’on peut associer aux effets supposés de la chlordécone, mais aussi la pauvreté qui est plus importante chez nous et le nombre de famille monoparentale. »

Dina Jean-Louis, responsable du réseau des écoles primaires


Dans le secondaire, la situation est plus délicate. La Martinique perd 510 élèves (-1,8 %), et la suppression de 49 postes d'enseignants marque une réduction de 1,7 %. Si, sur les cinq dernières années, la baisse du nombre d'enseignants a été moins rapide que celle des élèves, permettant une amélioration continue des taux d'encadrement, les syndicats estiment que cela ne suffit pas.

Valérie Vertale-Loriot, co-secrétaire académique du SNES-FSU, interrogé par Stéphane Lupon, met en garde :

« Notre structure nécessite plus de besoins et, quand on parle de taux d’encadrement, on noie un peu le poisson. Il faut vraiment regarder les difficultés que l’on a sur le terrain, les difficultés de violence et les difficultés des changements de la société. »

Valérie Vertale-Loriot, co-secrétaire académique du SNES-FSU.


« Le contexte sécuritaire sur l’île, marqué par une montée des incivilités, a conduit l’académie à demander des renforts : un poste supplémentaire de Conseiller Principal d’Éducation (CPE) et trois Assistants d’Éducation (AED).

Ces personnels constitueront une cellule mobile d’appui aux établissements les plus exposés. »

Nathalie Mons, rectrice de l’académie de Martinique


Cependant, ces mesures sont jugées insuffisantes par les acteurs du secteur éducatif.

« Les recrutements d’AEH ne sont pas suffisants, et c’est pareil pour les AESH, qui ont beaucoup trop d’élèves dont ils doivent s’occuper. Quand on fait trop, on fait moins bien ».

Valérie Vertale-Loriot, co-secrétaire académique du SNES-FSU, interrogé par Stéphane Lupon


Malgré les ajustements imposés par la déprise démographique, les syndicats et responsables éducatifs martiniquais insistent sur la nécessité d’un soutien accru pour garantir une qualité d’enseignement optimale, face à des défis sociaux et sécuritaires toujours plus pressants.