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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Haïti : arrivée de policiers kényans supplémentaires pour lutter contre les gangs

Un nouveau contingent de 217 policiers kényans est arrivé samedi 18 janvier pour une mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti, confronté à la violence endémique de gangs armés.

Le Kenya est toujours en première ligne pour sortir Haïti de la spirale de violence. Après un premier contingent déployé l'an dernier, 217 policiers kényans sont arrivés ce samedi 18 janvier en Haïti.

Ils ont été accueillis à l'aéroport de Port-au-Prince par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. "L'arrivée de ces renforts marque une étape cruciale pour libérer notre pays de l'emprise des réseaux criminels et restaurer la paix", a déclaré le Premier ministre.

"Les 217 policiers renforceront le premier groupe de 400 policiers qui ont été déployés l'année dernière dans la nation caribéenne pour rétablir la paix", avait déclaré plus tôt dans la journée sur X le ministre de l'Intérieur kényan Kipchumba Murkomen.

La violence des gangs, qui contrôlent selon l'ONU 85 % de la capitale du pays pauvre des Caraïbes, ne semble pas faiblir depuis l'arrivée en juin de la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS), dépendante de l'ONU.

"La mission dirigée par le Kenya a réalisé d'énormes progrès dans la réduction de la violence des gangs, ce qui lui a valu des éloges dans le monde entier, y compris de la part des administrations américaines sortante et entrante", a assuré Kipchumba Murkomen.

Au moins 5.601 personnes ont été tuées par la violence des gangs en Haïti l'an dernier, soit mille de plus qu'en 2023 selon l'ONU. Plus d'un million de personnes sont déplacées, soit environ trois fois plus qu'il y a un an, a indiqué cette semaine l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Il s'agit du nombre le plus élevé de déplacements dus à la violence en Haïti jamais enregistré.

Le président kényan William Ruto avait assuré fin septembre que son pays achèverait d'ici janvier 2025 le déploiement de 2.500 policiers, et assuré en octobre que 600 policiers supplémentaires seraient prêts dès novembre.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé en septembre 2024 la mission multinationale policière, sans évoquer sa possible transformation en force des Nations unies, comme demandé par les nouvelles autorités du pays. Ce déploiement avait suscité de vives critiques au Kenya.

L'ONG Human Rights Watch avait l'année dernière exprimé des inquiétudes concernant la mission en Haïti et des doutes quant à son financement.

Les organisations de défense des droits humains ont accusé à plusieurs reprises la police kényane d'usage excessif de la force et d'exécutions extrajudiciaires, notamment à la suite des manifestations anti-gouvernementales qui ont secoué en juin le pays d'Afrique de l'Est, durant lesquelles des dizaines de manifestants ont été tués.