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Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Martinique : il manque "35 000 €" pour boucler le budget de la parade du Carnaval 2025

 

Le comité organisateur de la traditionnelle parade du sud du lundi gras, s’interroge sur le maintien de la manifestation cette année, faute de budget suffisant. Il faudrait "35 000 euros" dans la caisse de l’association selon ses responsables, afin d’assurer la sécurité de ce temps fort du carnaval martiniquais.

Depuis sa création en 1983, l’Association Carnaval Sud de Martinique, n’avait pas autant tiré la langue pour financer sa traditionnelle parade du lundi gras. Certes, l’ACSM a déjà connu "ce genre d’épisode", comme en 2014, année où le défilé a été carrément annulé.

Pour 2025, le spectre de l’annulation semble de nouveau se dessiner, faute de moyens suffisants afin de boucler le budget de ce rendez-vous.

"Il y a un problème d’argent"

Nous avons déjà connu ce genre d’épisode. Mais nous sommes confiants en faisant appel aux autorités, car nous avions l’habitude d’obtenir des financements de l’intercommunalité du sud. Mais cette année, il y a un problème d’argent. En 2024, c’était déjà compliqué à Sainte-Luce, parce que les maires eux-mêmes connaissent des difficultés de trésorerie. Néanmoins, ils sont conscients que c’est nécessaire pour la Martinique d’avoir ce moment festif, culturel et touristique, et nous les bénévoles de l’association, nous nous battons pour cela.

Anne Bérisson, ex-présidente et porte-parole de l’ACSM 

(interrogée par Viviane Dauphoud-eddos)

Il manque "35 000 €"

Car nous pensons que c’est un moment qui doit être financé par les institutions, puisque c’est gratuit ; on ne paye pas pour assister à cette parade de rue, mais il faut quand même garantir la sécurité des carnavaliers et des spectateurs et c’est plus de 20 000 personnes. Cette sécurité s’élève à 35 000 €. Et quand on voit d’autres manifestations publiques dont le budget est bien plus énorme, on ne comprend pas comment un tel évènement puisse avoir autant de peine à se financer.

Anne Bérisson

C’est la ville de Ducos qui doit accueillir la manifestation cette année. Outre le budget sécurité, le Comité dit s’être "battu" pour régler les autres dépenses.

Mais à ce jour, malgré l'optimisme de ses membres, l’ACSM n’est pas en mesure de garantir au public le maintien de cette parade du 3 mars prochain… avis aux mécènes.