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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Martinique : le R condamné à un an avec sursis

Le tribunal correctionnel de Fort-de-France a rendu sa décision comme prévu ce vendredi 24 janvier mais par visioconférence concernant le dossier de Rodrigue Petitot. La figure critiquée du nouveau mouvement contre la vie chère en Martinique est condamnée. Il écope d'"un an d'emprisonnement, entièrement assorti du sursis simple auquel il est éligible", pour violation de domicile, outrage à l’ordre public, et rébellion en réunion. Il devra aussi payer une amende de 500 euros.


Le leader du Rassemblement pour la Protection des Peuples et des Ressources Afro-caribéens (RPPRAC) écope d'une peine d'"un an d'emprisonnement, entièrement assorti du sursis simple auquel il est éligible", pour violation de domicile, outrage à l’ordre public et rébellion en réunion. Rodrigue Petitot est aussi condamné à une amende de 500 euros pour dommages et intérêts. Idem pour son garde du corps et Gladys Roger qui devront débourser la même somme.


Cette décision du tribunal correctionnel affichée dans le hall du palais, a été annoncée au prévenu par visioconférence. Rodrigue Petitot devrait donc sortir de la prison de Ducos dans la journée, équipé d'un un bracelet électronique a annoncé l'un de ses avocats, Me Germany.


Au second jour du procès mercredi dernier, le parquet avait requis 30 mois d'emprisonnement, dont 15 avec sursis, assortie d'une période probatoire de deux ans et d'un maintien en détention. La défense de son côté avait réclamé la relaxe pour son client.


Il est reproché à Rodrigue Petitot de s'être introduit sans autorisation avec trois autres militants dans la résidence préfectorale le 11 novembre 2024, en marge d'une visite ministérielle, et de s'en être pris verbalement au représentant de l'Etat, Jean-Christophe Bouvier.


"C'est le procès de l'atteinte à l'autorité de l'Etat", a asséné mercredi la procureure dans son réquisitoire.

"Il s'agit d'une rébellion en réunion parfaitement constituée".


"Je ne reconnais pas être auteur de violation de domicile. Je suis arrivé, la barrière était ouverte", a soutenu Rodrigue Petitot devant le tribunal.

Le visionnage durant l'audience d'images de la caméra de surveillance et de plusieurs vidéos de l'incident a permis de confirmer ce point. "On veut incarcérer le symbole de la vie chère", a lancé le quadragénaire à la barre, au premier jour de son procès (mardi 21 janvier). Des manifestants s'étaient massés mercredi, comme la veille, devant les grilles du tribunal, en soutien au leader du RPPRAC.


À l’issue de la dernière audience (mercredi), quelques échauffourées ont éclaté sur le boulevard Général De-Gaulle, devant et à proximité du palais de justice lequel a subi des jets de projectiles.


Voix qui porte, tatouage dans le cou, Rodrigue Petitot s'est fait connaître pour ses "punchlines", lancées sur les réseaux sociaux et lors de blocages de supermarchés pour dénoncer les prix de l'alimentaire.


Les trois autres militants mis en cause dans l'incident seront jugés le 31 mars. Dans un dossier différent, Rodrigue Petitot avait été reconnu coupable début décembre d'intimidation à l'encontre de maires de Martinique et condamné à dix mois de prison ferme aménageable.