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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Polynésie : les car bass de retour à Motu Uta

 

Après deux années d'attente et de refus, les car bass de la Fédération de car audio de Polynésie ont pu monter le son, à Motu Uta, dimanche 26 janvier.


Ils n'avaient plus foulé la grande ligne droite de Motu Uta depuis avril 2023... Ce dimanche, les affiliés de la fédération de car audio ont pu faire tourner leurs appareils de musique à la digue.

Pour y accéder, les véhicules ont d'abord été fouillés par la police et le chien antidrogue, à l’entrée du pont. Deux véhicules où se trouvaient des résidus de cannabis ont été mis de côté. Les conditions seront les mêmes à chaque rendez-vous. "L'alcool et la drogue, interdits à Fare Ute, sont les premières choses à respecter" indique Elvina Wong Foen, présidente de la fédération maohi de car audio.


L'événement était très attendu par les passionnés, qui ont longuement négocié auprès du pays avant que ce site et celui d'Atimaono ne leur soient accordés. "C'est un rêve de venir jouer ici à Tahiti" s'exclame Luc Tama, originaire de Bora Bora. "Tout le monde veut mettre la musique, profiter du petit laps de temps qu'on a parce que c'est rare qu'on peut mettre à fond nos musiques comme ça sans être obligé de surveiller la police" souligne quant à lui Teiviura Manate. 


Ce dimanche, les pare-brise ont du mal à contenir les vibrations. Les chefs d’orchestres sont nombreux aujourd’hui. Une cinquantaine de voitures boom boom ont répondu présent accompagnées de quatre cents fidèles spectateurs et DJ. Les cars audio ont lâché les décibels jusqu'à 18 heures.

Si les initiés sont habitués, d'autres tympans ont été plus sensibles. Le bruit n'a pas manqué de faire réagir certains internautes antibruit sur les réseaux sociaux. 

Les passionnés de "car bass" sont souvent mis en cause pour les nuisances sonores que leurs appareils génèrent. Mais bien souvent, ils ne disposent pas de lieux adaptés à leur pratique sur l’île de Tahiti. Pour y remédier, le gouvernement leur a promis d'encadrer cette pratique en leur dédiant un terrain loin des habitations et des oreilles.