À LA UNE

Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Restitution de l'archipel de Chagos : la Grande Bretagne et Maurice vont signer un accord

Les discussions concernant la restitution des Chagos à l'île Maurice ont repris au début du mois de janvier 2025. L'accord conclu, mais non signé, par le précédent gouvernement de l'île sœur et la Grande Bretagne ne convenait pas à la nouvelle majorité politique. Ces négociations seraient en passe d'aboutir à un nouveau contrat.

Depuis des années, l'île Maurice exige la restitution de sa souveraineté sur l'archipel des Chagos. Ce mercredi 15 janvier 2025 pourrait mettre fin à 50 ans de discussions entre l'île sœur et les gouvernements britanniques. 

En 1968, l'île sœur devient indépendante. En se désengageant, la Grande-Bretagne a donné les pleins pouvoirs au premier gouvernement mauricien sur plusieurs îles et archipels de l'océan Indien, sauf sur les Chagos.

En 1972, les derniers Chagossiens sont invités, manu militari, à quitter leur terre. Certains sont exilés en Angleterre, d'autres aux Seychelles et beaucoup à Maurice. Tous gardent cette blessure en mémoire. L'accord envisagé en octobre 2024, entre l'île Maurice et la Grande-Bretagne avait provoqué, dans l'île sœur, des tensions entre les originaires.

L'île Maurice et la Grande-Bretagne trouvent un nouvel accord

En fin d'année 2024, une partie des exilés s'insurgeaient contre la potentielle ratification d'un bail de 99 ans renouvelable, soit 188 ans concernant l'île de Diego-Garcia (transformée en base aéronavale américaine). Le nouveau Premier ministre Navin Ramgoolam, conscient de l'attente des Chagossiens, avait dénoncé l'accord conclu le 3 octobre 2024.

Depuis le début du mois, une délégation de diplomates, de juristes, d'économistes et de représentants politiques, est à Londres pour discuter de la restitution de la souveraineté de l'île Maurice sur l'archipel des Chagos.

Cette négociation concerne toutes les îles de l'archipel, Diego-Garcia comprise. Outre la durée du bail, les diplomates demandent, la réévaluation des sommes versées en dédommagement et la réécriture de cette phrase : "Le Royaume-Uni exercerait la souveraineté de Maurice sur Diego Garcia", a également occupé les débats.

Une conférence de presse samedi

Ces différents points d'achoppement ont été, semble-t-il, réglés. Il y a urgence ! Dans dix jours, une nouvelle administration va s'installer aux USA et Donald Trump a déjà fait savoir que la base américaine resterait à Diego-Garcia. Il n'envisage pas de négocier avec l'île Maurice. 

Compte tenu du timing restreint et la volonté des deux pays de trouver une sortie de crise par le haut, le résultat des négociations ouvertes le 7 janvier 2025 sous la présidence du Procureur général de l'île Maurice ont semble-t-il été positives qui a déclaré, mardi 14 janvier 2025 : "Le voyage a été productif. Nous ne sommes pas rentrés bredouilles".

Une conférence de presse sera organisée, samedi, à l'île Maurice pour dévoiler les avancées obtenues dans le dossier. Des concessions qui devraient permettre au gouvernement de ratifier ce nouveau document.