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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Haïti : augmentation de 1000% des violences sexuelles envers les enfants en 2024

Les violences sexuelles contre les enfants en Haïti ont été multipliées par dix en 2024 par rapport à l’année précédente, a alerté l’ONU. Le pays reste plongé dans un climat d’extrême violence, avec des gangs contrôlant 85 % de la capitale, Port-au-Prince.

"Un bond stupéfiant de 1 000 % des violences sexuelles contre les enfants a transformé leurs corps en champs de bataille", a dénoncé James Elder, porte-parole de l’UNICEF, depuis Genève. Il accuse les groupes armés d’infliger "des horreurs inimaginables" aux plus jeunes.

Les enfants, victimes et recrues des gangs

Au-delà des violences sexuelles, le recrutement forcé d’enfants par les gangs s’intensifie. En 2024, il a augmenté de 70 %, selon l’UNICEF. Aujourd’hui, jusqu’à la moitié des membres des groupes armés seraient des mineurs, dont certains âgés d’à peine huit ans.

"Beaucoup sont enlevés de force, d’autres manipulés ou poussés par une pauvreté extrême. C’est un cycle meurtrier où les enfants alimentent la violence qui les détruit eux-mêmes", a expliqué James Elder, de retour d’Haïti. Il estime que 1,2 million d’enfants vivent sous la menace constante des gangs.

Un soutien international insuffisant

Face à cette crise, les États-Unis ont récemment débloqué 40,7 millions de dollars pour appuyer la Mission internationale d’appui à la sécurité (MMAS), dirigée par le Kenya avec le soutien de la communauté internationale.

Approuvée par l’ONU en octobre 2023, la MMAS vise à aider la police haïtienne, dépassée par l’ampleur de la violence. Toutefois, cette mission n’est pas une force onusienne et repose sur un fonds volontaire, qui n’a recueilli que 110 millions de dollars – une somme jugée largement insuffisante.

Sur les 2 500 policiers attendus, seuls 800, venus de six pays, ont été déployés depuis l’été 2023. Face à cette situation critique, les autorités haïtiennes appellent désormais à transformer la MMAS en une véritable mission de maintien de la paix sous l’égide des Nations Unies.