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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Inquiétudes autour du plus grand iceberg du monde


Pour la première fois, un fragment majeur, presque aussi grand que Paris, s'est détachée du plus grand iceberg du monde dont la dérive depuis l'Antarctique est traquée par les satellites.


 L'iceberg le plus grand du monde est un immense plateau de glace aujourd'hui long de 80 km, d'une superficie de 3.360 kilomètres carrés, qui s'est désolidarisé de l'Antarctique en 1986. Après être resté des décennies sur place, il se dirige lentement depuis décembre vers l'île britannique de Géorgie du Sud, plus au nord, emporté par de puissants courants océaniques.


Jusqu'ici, ce colosse de glace connu sous le nom d'A23a était plutôt resté intact. Mais des images, ce vendredi, d'un satellite européen analysées par l'AFP et confirmées par deux scientifiques montrent qu'une portion allongée d'environ 19 km de long et 6 km au plus large, certes minime comparée à l'immensité de l'iceberg parent, s'est détachée. Ce fragment, de presque 79 km2 selon les mesures satellitaires, dérive désormais lui aussi dans les eaux glaciales.


"C'est sans aucun doute la première tranche significative de l'iceberg qui est apparue" à ce jour, a expliqué à l'AFP l'océanographe Andrew Meijers, du British Antarctic Survey, qui suit de près la remontée de l'iceberg. Soledad Tiranti, glaciologue qui se trouve en ce moment à bord du brise-glace ARA Almirante Irízar de la Marine argentine, a également confirmé à l'AFP qu'un morceau s'était "détaché".


Selon Andrew Meijers, les icebergs sont traversés de fractures profondes et, bien que ce spécimen monumental ait rétréci au fil du temps et perdu auparavant un morceau beaucoup plus petit, il avait "bien résisté". "C'est un signe que ces failles commencent à se briser", estime-t-il.


Dans le passé, d'autres icebergs géants se sont effondrés "relativement rapidement, en l'espace de plusieurs semaines", une fois qu'ils avaient commencé à perdre de gros morceaux. Reste qu'il est difficile de dire si cette fragmentation est la preuve d'un changement beaucoup plus important en cours.


"La façon dont ces choses se désagrègent n'est pas vraiment une science exacte... il est vraiment difficile de dire s'il va partir en mille morceaux ou s'il va encore rester intact"

Andrew Meijers -océanographe


Il est selon lui peu probable que la trajectoire de A23 vers la Géorgie du Sud, une zone d'alimentation cruciale pour des espèces d'otaries et de manchots, change à cause de la perte de ce fragment. Mais une fragmentation supplémentaire réduirait "la menace pour la faune", car les animaux pourraient alors manoeuvrer plus facilement dans l'océan entre des blocs de glace plus petits, pour trouver à manger, ajoute l'océanographe.

Selon Soledad Tiranti, l'iceberg devrait continuer sa route vers le nord, mais sa trajectoire exacte dépendra de l'influence des courants.