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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

La Martinique rejoint la CARICOM : une première pour une collectivité française

Le 20 février 2025, à la Barbade, la Communauté des Caraïbes (CARICOM) s’agrandira avec l’adhésion de la Martinique. Cette signature marque une première pour une collectivité française et souligne le rôle clé joué par cette organisation régionale, qui rassemble actuellement 21 pays.

Une organisation régionale de plus d’un demi-siècle

Fondée en août 1973, la CARICOM est la plus ancienne organisation encore active parmi les pays en développement.

Une communauté née il y a 52 ans

La CARICOM a vu le jour grâce à la volonté politique de quatre chefs de gouvernement. Le 4 juillet 1973, les Premiers ministres de la Barbade, du Guyana, de Trinidad-et-Tobago et de la Jamaïque signent le traité de Chaguaramas, marquant la création officielle de cette communauté.

L’objectif initial était d’établir une zone de libre-échange, de mieux coordonner les politiques en matière de transport et de développement industriel, et d’améliorer la collecte de données statistiques.

"Il y avait un besoin dans notre région d’élever le niveau d’intégration, afin de permettre aux pays d’avoir un plus grand espace dans lequel se développer. Nous sommes ainsi passés d’une simple zone de libre-échange à une véritable communauté. Il ne s’agissait pas seulement de commerce, mais aussi de circulation des personnes et de coopération dans les domaines de la santé et de l’éducation."
— Carla Barnett, secrétaire générale de la CARICOM

Une communauté de 15 États membres et 6 membres associés

Au fil des ans, la CARICOM s’est élargie. Aux quatre membres fondateurs se sont ajoutés : Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, le Belize, la Dominique, la Grenade, Haïti, Montserrat, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et le Suriname.

Par ailleurs, six territoires non indépendants ont rejoint l’organisation en tant que membres associés : Anguilla, les Bermudes, les Îles Vierges britanniques, les Îles Caïmans, les Îles Turques-et-Caïques et Curaçao.

Le 20 février 2025, la Martinique deviendra officiellement membre, renforçant ainsi les liens entre les territoires caribéens francophones et anglophones.

Des institutions clés pour la région

La CARICOM a mis en place plusieurs agences stratégiques pour répondre aux besoins de ses membres. Parmi elles :

  • L’Agence Caribéenne de la Santé, qui a démontré son efficacité lors de la pandémie de Covid-19.
  • La CEDEMA, l’agence de gestion des urgences, mobilisée en cas de catastrophes naturelles.
  • Une banque de développement, bien que l’organisation rencontre encore des défis dans l’élimination des barrières douanières et la mise en place d’un véritable marché commun.

La libre circulation des 16 millions de citoyens de la CARICOM reste l’une des avancées les plus concrètes de cette intégration. Un enjeu d’autant plus crucial que 60 % de la population de la région a moins de 30 ans.

Avec l’adhésion de la Martinique, la CARICOM franchit une nouvelle étape dans son intégration régionale, ouvrant des perspectives inédites pour les échanges économiques et culturels entre les Antilles françaises et le reste de la Caraïbe.