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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Laïcité dans le sport : le Sénat adopte une loi pour interdire le port de signes religieux dans les compétitions

 


Mardi 18 février, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à interdire le port de signes religieux, et notamment le voile, dans l’ensemble des compétitions sportives. De quoi provoquer l’ire de la gauche, qui dénonce un « récit antimusulman ».

Un texte que « le gouvernement soutient avec force ». Les sénateurs ont largement adopté, ce mardi 18 février, une proposition de loi visant à interdire le port de signes religieux, et notamment le voile, dans l’ensemble des compétitions sportives y compris au niveau amateur. Le texte, porté par le sénateur Républicain Michel Savin, a été voté à 210 voix contre 81.

Ce texte, « que le gouvernement soutient avec force, apporte une pierre bienvenue dans l’édifice qu’ensemble nous devons construire depuis des années contre toutes les formes de séparatisme », a félicité François-Noël Buffet, sénateur LR et ministre auprès du ministre de l’Intérieur.

« Il est temps de sanctuariser le domaine sportif »

Dans le détail, le texte interdit « le port de tout signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance politique ou religieuse » lors des « compétitions départementales, régionales et nationales » organisées par les fédérations sportives « délégataires de service public ». Il interdit également l’utilisation de gymnases ou terrains de sport des collectivités territoriales pour « l’exercice d’un culte », comme des salles de prières par exemple. Enfin, il prohibe le port de tenues susceptibles de « contrevenir » aux principes de « neutralité » et de laïcité dans les piscines publiques.

« Après nos écoles, ce sont maintenant des enceintes sportives qui assistent, impuissantes, aux tentations communautaristes », a déploré Michel Savin, avant de marteler : « Il est temps de sanctuariser le domaine sportif où la neutralité s’impose et de réaffirmer haut et fort que la République prime sur la loi religieuse. »

« Entre le hijab et le burkini, et le sport, il faut choisir »

Ce vote a suscité l’indignation chez les sénateurs de gauche. Ils craignent « une atteinte à la loi de 1905 » sur la laïcité et la « stigmatisation » des sportives de confession musulmane. « En utilisant ce principe fondateur pour servir votre récit antimusulman, vous ne faites que nourrir les confusions, les approximations et les stéréotypes », a déploré le socialiste Patrick Kanner.

La sénatrice EELV Mathilde Ollivier a de son côté accusé la droite de « viser directement, frontalement, lâchement, des femmes de confession musulmane de notre pays » en vue de les « exclure » de la pratique du sport. « Entre le hijab et le burkini, et le sport, il faut choisir », a alors rétorqué la Républicaine Jacqueline Eustache-Brinio.