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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Les mystérieuses playlists de Spotify

Selon une enquête approfondie menée par la journaliste Liz Pelly pour le Harper’s Magazine, Spotify est accusé de remplir certaines de ses playlists avec des “artistes fantômes” afin de réduire les coûts de redevances et d’augmenter ses marges bénéficiaires. Cette pratique, connue sous le nom de “Perfect Fit Content” (PFC), consiste à collaborer avec des sociétés de production musicale pour créer des morceaux génériques qui sont ensuite intégrés dans des playlists populaires. Ces morceaux, souvent utilisés dans des genres tels que le jazz, le classique, l’ambient ou le lo-fi hip-hop, remplacent les titres d’artistes authentiques, permettant à Spotify de diminuer les paiements de redevances aux véritables musiciens. 


L’enquête révèle que depuis 2017, Spotify s’associe à diverses sociétés de production pour alimenter ses playlists avec ces morceaux génériques. Par exemple, des playlists telles que “Ambient Relaxation”, “Deep Focus” ou “Cocktail Jazz” sont majoritairement composées de ces titres issus du programme PFC. Cette stratégie permet à la plateforme de streaming de réaliser des économies substantielles en réduisant les paiements de redevances aux artistes légitimes. 


Des anciens employés de Spotify ont exprimé leur mécontentement face à cette pratique, soulignant que la musique de ces “artistes fantômes” remplace celle de nombreux artistes à tous les niveaux, ce qu’ils considèrent comme injuste. Certains éditeurs de playlists ont même été remplacés par des employés plus enclins à accepter le modèle PFC. 


Cette situation soulève des questions sur l’impact de telles pratiques sur la découverte musicale et la rémunération des artistes. Alors que Spotify se présente comme une plateforme favorisant la découverte, l’intégration de musique générique pourrait nuire à la diversité musicale et à la juste rémunération des créateurs. 


En réponse à ces allégations, Spotify a nié créer ses propres morceaux ou utiliser des “artistes fantômes” pour réduire les coûts de redevances. Cependant, les critiques persistent, notamment concernant l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle pour générer du contenu musical, ce qui pourrait encore accentuer ces pratiques à l’avenir.