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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Mayotte : les députés votent en première lecture une restriction du droit du sol

Ce jeudi 6 février, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi portée par le groupe Les Républicains visant à durcir les conditions d’accès à la nationalité française pour les enfants nés à Mayotte. Depuis la loi asile et immigration de 2018, un enfant né sur l’île ne peut devenir français que si l’un de ses parents justifie d’au moins trois mois de présence sur le territoire. Le nouveau texte renforce cette exigence en imposant cette condition aux deux parents et en allongeant la durée de résidence requise à trois ans.

Un amendement inattendu de l’extrême droite

À l’origine, la proposition de loi prévoyait un délai d’un an. Toutefois, un amendement déposé par le groupe UDR d’Éric Ciotti, allié du Rassemblement national, a triplé cette durée, portant le seuil à trois ans. Cet amendement a été adopté par surprise, en raison d’une erreur de vote d’une vingtaine de députés.

Philippe Gosselin, député LR à l’initiative du texte, a vivement critiqué cette modification, la qualifiant de "très mauvaise décision" qui pourrait entraîner une censure du Conseil constitutionnel. De son côté, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a assuré qu’une correction serait apportée au Sénat.

Une position gouvernementale ambivalente

Gérald Darmanin s’était déjà prononcé en faveur de la suppression du droit du sol à Mayotte lorsqu’il était ministre de l’Intérieur en février 2024. Aujourd’hui, il estime que "le débat public doit s’ouvrir sur le droit du sol" en France et se dit favorable à ce que cette question soit tranchée par les Français, soit lors de l’élection présidentielle de 2027, soit par référendum.

Pourtant, la veille du vote, la porte-parole du gouvernement avait affirmé que le Premier ministre ne souhaitait pas étendre ces restrictions à l’ensemble du territoire français. En revanche, Sophie Primas a précisé que l’exécutif soutiendrait toute initiative législative visant à rétablir le délit de séjour irrégulier, une revendication portée par plusieurs élus de Mayotte.