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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Polynésie : un programme pour lutter contre le décrochage scolaire des jeunes

 

En Polynésie, le décrochage scolaire atteint un niveau alarmant : 11 % des élèves âgés de 15 à 17 ans ne sont plus scolarisés, soit un taux presque trois fois plus élevé que dans l’Hexagone. Ce phénomène touche particulièrement les jeunes issus des îles éloignées.

Pour lutter contre cette réalité, la Fédération des œuvres laïques a mis en place un programme permettant aux collégiens de ces territoires de découvrir leur futur cadre scolaire. Cette année, une quarantaine d’élèves du collège de Hao ont ainsi fait le voyage jusqu’à Tahiti pour visiter les établissements qu’ils pourraient intégrer à la prochaine rentrée. Au programme : immersion au lycée hôtelier de Punaauia et au lycée professionnel de Mahina, où ils ont été chaleureusement accueillis par d’autres élèves issus des îles.

Un accueil émouvant et des découvertes motivantes

C’est au son du traditionnel chant du mave mai que les 47 élèves de Hao ont été reçus en grande pompe au lycée professionnel de Mahina. Un moment fort en émotion, d’autant que leurs aînés originaires des îles, déjà scolarisés à Mahina, leur avaient réservé une surprise.

Parmi eux, Jade, originaire de Hao, a accueilli ses jeunes compatriotes avec une danse, les larmes aux yeux : "Ça réchauffe mon cœur, parce qu'ils viennent de chez moi, de mon île. Je suis heureuse de les recevoir."

Annick Meascoff, proviseure du lycée professionnel de Mahina, souligne l’importance de ces rencontres : "Chaque année, nous recevons des élèves des îles qui demandent à être accueillis. Ce matin, c’est Hao, et cet après-midi, ce sera Makemo."

Éveiller l’ambition et rassurer les élèves

Durant la visite, les collégiens ont pu découvrir les différentes formations proposées : aide à la personne, esthétique, coiffure… L’objectif est clair : leur donner une vision concrète des possibilités qui s’offrent à eux et les encourager à poursuivre leurs études.

Julian Mahanatea, élève de 3ᵉ au collège de Hao et originaire de Pukarua, se dit rassuré par cette immersion : "On voit comment ça se passe dans l'établissement, quelles filières on peut choisir, que ce soit professionnel, général ou technologique."

Un projet qui porte ses fruits

Lancé il y a cinq ans, ce dispositif semble déjà avoir un impact positif. Louis Perdersen, professeur principal des 3ᵉ du collège de Hao, en témoigne : "On constate que beaucoup d'élèves restent et poursuivent leur scolarité. Nous n'avons pas encore de données chiffrées précises, mais l’un des objectifs de l’établissement est de suivre le parcours des anciens élèves pour mieux mesurer l’efficacité du programme."

Même constat du côté de Pépin Mou Kam Tsé, proviseur de l’école hôtelière : "Depuis quatre ans, 100 % des collégiens de Hao demandent une poursuite d’études, ce qui n’était pas le cas auparavant. Et aujourd’hui, plus de 80 à 90 % des jeunes continuent et décrochent leur diplôme ici à Tahiti."

Un engagement financier pour soutenir la jeunesse des îles

Chaque année, près de 1 000 élèves polynésiens abandonnent l’école, tous cycles confondus. Pour soutenir cette initiative et encourager la scolarisation des jeunes des îles, la Direction Générale de l’Éducation et des Enseignements (DGEE) investit 1,5 million de francs pacifiques par an.

Grâce à ces efforts, de plus en plus de jeunes issus des îles osent envisager un avenir scolaire et professionnel. Reste à poursuivre ces actions pour endiguer durablement le décrochage scolaire en Polynésie.