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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Santé : le sport, partie intégrante de la prise en charge du cancer du sein

Une activité physique adaptée permet de maintenir la masse musculaire et d’améliorer la mobilité des muscles pectoraux chez les femmes opérées d'un cancer du sein 

Le sport présente de nombreux bénéfices pour les patientes atteintes de cancer du sein. Désormais, l’activité physique adaptée (ou APA) fait partie intégrante de la prise en charge de la maladie. Après une chirurgie, l’APA permet de retrouver la mobilité du membre supérieur du côté du sein opéré.

La maladie et les traitements de chimiothérapie ou radiothérapie ont des conséquences sur l’organisme, que le sport peut permettre d’atténuer. Même en cas de chirurgie c’est-à-dire d'ablation du sein, l’APA (l’Activité Physique Adaptée) permet d’améliorer la mobilité du haut du corps et des membres supérieurs contraints par une limitation d’amplitude.


Julie Jacaria est kinésithérapeute. Elle est spécialisée dans la prise en charge du cancer du sein et présidente de L'AKAM (Association Kiné en Action Martinique). Ils sont une quarantaine de professionnels présents sur tout le territoire et formés à la prise en charge des patientes touchées par le cancer du sein.


Julie par exemple propose une fois par semaine aux adhérentes des Amazones, des cours de balnéothérapie. Une façon de profiter du cadre idéal du littoral martiniquais, quand on sait que la pratique d’un sport en plein air fait aussi partie de la thérapie et du bien-être.


L’objectif du Kiné est de prendre en charge la patiente sans tarder, pendant le traitement et rapidement après l’ablation du sein. Une prise en charge spécifique qui permet de traiter les séquelles pouvant être plus ou moins importantes : difficultés à lever le bras, rétractions tissulaires, douleurs cervicales.


"Lors des exercices, on va travailler l’ouverture des bras pour étirer les pectoraux, mobiliser les omoplates et retrouver la mobilité de l’épaule. On se referme sur soi quand on apprend qu’on a un cancer et qu’on a tous ces traitements. On a alors des douleurs et des tensions des trapèzes et de tous les muscles au niveau des cervicales et des vertèbres. On fait des exercices de gainage, "d’auto-grandissement" pour rééquilibrer la posture, réaligner le corps."

Julie Jacaria, kiné spécialisée dans la prise en charge du cancer du sein et présidente de L'AKAM


Bouger de manière régulière c’est aussi lutter contre cette dynamique négative qui s’installe face à la maladie et la fatigue.


"Le sport ça défatigue. On a tendance au repos quand on est malade, mais au contraire, le sport permet de lutter contre l’asthénie, cette fatigue persistante."

Julie Jacaria kinésithérapeute


Faire du sport et de l’activité physique lorsque l’on a suivi ou que l’on suit un traitement contre le cancer du sein, c’est donc possible et même fortement conseillé. À chacun son rythme.


Aujourd’hui l’on sait que près d’un tiers des cas de cancer du sein est lié à la sédentarité. À l’inverse la pratique d'une activité physique et sportive intégrée au parcours de soins a démontré ses bienfaits sur la qualité de vie et la réduction des récidives.