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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Trinité-et-Tobago toujours en état d’urgence face à la montée de la violence

 

Face à une explosion des homicides en 2024, le gouvernement de Trinité-et-Tobago a déclaré un état d’urgence national à partir du 30 décembre. Avec 623 meurtres enregistrés sur l’année, ce niveau de criminalité alarmant a conduit les autorités à prendre des mesures drastiques pour restaurer la sécurité dans l’archipel.

Un état d’urgence pour enrayer la criminalité

L’état d’urgence, initialement instauré pour 15 jours, pourrait être prolongé jusqu’à trois mois si la situation l’exige. Il concerne l’ensemble du territoire, y compris l’île de Tobago, souvent perçue comme plus paisible que sa voisine Trinité.

Cette mesure donne aux forces de l’ordre des pouvoirs renforcés, leur permettant de :

  • Procéder à des perquisitions sans mandat ;
  • Détenir des suspects jusqu’à sept jours sans inculpation ;
  • Renforcer les opérations de sécurité dans les zones les plus touchées par la criminalité.

Cependant, contrairement aux précédents états d’urgence décrétés par le pays, aucun couvre-feu n’a été instauré afin de ne pas perturber la vie économique et sociale.

Une réponse forte des autorités

Le Premier ministre Keith Rowley a justifié cette décision en soulignant l’urgence de rétablir l’ordre et de protéger les citoyens. Selon les autorités, cette montée en flèche des meurtres est liée à la prolifération des gangs, du trafic de drogue et des armes à feu.

« Nous ne pouvons pas rester spectateurs alors que nos rues deviennent des champs de bataille. Nous devons agir maintenant et avec fermeté », a déclaré un haut responsable du gouvernement.

Les habitants de Trinité-et-Tobago sont appelés à collaborer avec les forces de sécurité pour faciliter les opérations et signaler les activités criminelles.

Entre inquiétude et espoir

Si certains citoyens saluent cette initiative comme un mal nécessaire, d’autres s’inquiètent des dérives potentielles et des atteintes aux libertés individuelles. Des organisations de défense des droits de l’homme demandent une transparence accrue dans l’application de ces nouvelles mesures.

En attendant, les habitants espèrent que cette action gouvernementale permettra de ramener le calme dans un pays qui lutte depuis plusieurs années contre une insécurité croissante.

L’évolution de la situation au cours des prochaines semaines sera déterminante pour savoir si cet état d’urgence portera ses fruits ou s’il nécessitera un renforcement des politiques de sécurité à long terme.