À LA UNE

Lancement de l'ECO la monnaie commune de la CEDEAO pour 2027

Réunis à Lungi, en Sierra Leone, les chefs d'État de la CEDEAO ont réaffirmé leur ambition de lancer la monnaie unique ECO en 2027 — mais en acceptant, cette fois, de composer avec les réalités du terrain plutôt qu'avec le calendrier. Le sommet de Lungi n'a pas produit de rupture spectaculaire, mais un ajustement de méthode qui en dit long sur l'état réel du projet monétaire ouest-africain. Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ont confirmé l'objectif de 2027 pour le lancement de l'ECO, tout en actant un principe qui aurait pu être énoncé bien plus tôt : seuls les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique entreront dans le dispositif au démarrage. Les autres suivront, accompagnés, à leur rythme. Une convergence qui reste le nœud du problème Ce basculement vers une entrée progressive n'est pas un simple ajustement technique. Il acte l'échec, au moins provisoire, d'une approche unifor...

Futuna : le royaume de Sigave réclame l'accès à une eau potable

L'eau de Futuna, bien que gratuite, n'a jamais été potable, ce qui a conduit à de nombreux conflits. Actuellement, une mission de l'Office Français de la Biodiversité (OFB) est présente sur l'île pour une durée de deux jours dans le but de trouver des solutions à ce problème. Lors de sa rencontre avec les chefferies, le roi Keletaona et la chefferie de Sigave ont exprimé clairement leur désir d'obtenir enfin une eau potable.

"Il est essentiel que nous ayons de l'eau potable pour assurer le bien-être de la population de Futuna !" a affirmé le roi Keletaona de Sigave lors de la visite de la mission de l'OFB, le jeudi 27 mars. Cette mission, qui s'est déroulée sur l'île sœur, impliquait également la présence du préfet Blaise Gourtay et de la cheffe du service de l'environnement. Leur objectif principal était de trouver des solutions concrètes au problème de l'approvisionnement en eau.

Depuis plusieurs années, la population de Futuna a systématiquement refusé l'idée de l'eau potable, car celle-ci impliquait des traitements et donc des coûts. Aujourd'hui, cependant, le roi et la chefferie de Sigave réclament que l'eau soit rendue potable. "Nous attendons cette potabilisation avec impatience. Le royaume de Sigave, à travers le roi et sa chefferie, accepte désormais l'idée de l'eau potable. Et si elle doit être payante, nous la paierons, car il s'agit d'une question de santé publique", a déclaré le SA'ATULA Soane Vakamua, ministre coutumier du royaume de Sigave.

L'eau et l'assainissement figurent déjà parmi les priorités pour le territoire et pour l'OFB. Avec ce pas en avant du royaume de Sigave, il reste désormais à connaître la position de la population d'Alo sur cette question cruciale.