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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Carnaval en Jamaïque : cap sur une expérience numéro un dans les Caraïbes

 

À l’approche du très attendu Carnival Road March 2025, Kingston s’apprête à vibrer avec des milliers de fêtards venus des quatre coins du monde. Pour les autorités jamaïcaines, cet événement est bien plus qu’un simple rendez-vous festif : c’est un levier stratégique pour positionner l’île comme la destination phare du carnaval dans la région.

Lors d’un récent point presse sur les retombées économiques du Carnaval, le ministre du Tourisme, Edmund Bartlett, a rappelé que la Jamaïque s’était fixée dès 2017 un objectif ambitieux : devenir la référence en matière de carnaval dans les Caraïbes.

« Je ne commence jamais rien sans viser la première place », a affirmé le ministre. « Grâce à des indicateurs de performance bien définis, nous avons tout mis en œuvre pour faire du Carnaval en Jamaïque une expérience inégalée. »

Un moteur touristique en pleine croissance

La formule semble porter ses fruits. En 2024, plus de 5 400 visiteurs internationaux ont fait le déplacement spécialement pour le carnaval, injectant environ 12,5 millions de dollars américains dans l’économie jamaïcaine, avec une dépense moyenne de 3 209 dollars par personne. Plus remarquable encore : plus de la moitié (54,5 %) étaient des primo-visiteurs, preuve d’un attrait croissant.

Selon le ministre, cet engouement est soutenu par la richesse du patrimoine culturel jamaïcain : sa musique, sa gastronomie et surtout, l’accueil chaleureux de sa population. « Les gens ne viennent pas en Jamaïque par hasard. Ils reviennent, encore et encore », a-t-il souligné.

Une infrastructure prête à accueillir davantage

Kibwe McGann, directeur du sponsoring pour GenXS Carnival, partage cet enthousiasme. Il estime que la Jamaïque dispose d’un avantage stratégique majeur par rapport à d'autres destinations carnavalesques de la région : ses infrastructures.

« Quand on parle de carnaval ailleurs dans les Caraïbes, il s’agit souvent de petites îles aux capacités logistiques limitées. La Jamaïque, elle, a tout pour accueillir un afflux massif de festivaliers : hôtels, routes, transports », a-t-il expliqué.
« J’ai visité plus de 25 territoires de carnaval. Aucun n’offre ce que la Jamaïque propose. Ici, les visiteurs veulent revenir. Ce n’est pas un voyage unique — c’est un coup de cœur durable. »

Un impact économique en forte hausse

Après la parenthèse imposée par la pandémie, le carnaval jamaïcain connaît une relance spectaculaire. En 2024, l’événement a généré 4,42 milliards de dollars jamaïcains en retombées économiques directes, soit une progression de 44,2 % par rapport à 2019. L’impact économique total a été estimé à 95,4 milliards de dollars jamaïcains, selon les autorités.

Pour les parties prenantes, le carnaval est devenu un produit touristique à part entière, doté d’un potentiel encore largement inexploité. Mais pour que la Jamaïque devienne officiellement la capitale du carnaval caribéen, un mot d’ordre s’impose : continuer d’investir.