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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Chlordécone : la pollution pourrait durer jusqu’à 11 000 ans

C’est un chiffre vertigineux. Une étude récente révèle que la chlordécone, pesticide longtemps utilisé aux Antilles, pourrait rester dans les sols entre 4 000 et 11 000 ans. Une durée bien plus longue que ce que l’on estimait jusqu’ici.

Ce travail, mené par des chercheurs du LSCE, du BRGM et du CIRAD, s’appuie sur une méthode inédite : la datation des sédiments pollués grâce aux radionucléides, ces traces laissées dans les sols par les essais nucléaires atmosphériques du XXe siècle. Cette approche permet de remonter dans le temps pour estimer depuis quand la molécule est présente… et combien de temps elle y restera.

L’étude a été conduite en Martinique, à Saint-Esprit, dans une bananeraie sur terrain en pente. Résultat : les concentrations relevées en bas de champ sont jusqu’à cinq fois supérieures à celles mesurées en haut. Quant aux résidus, ils explosent : jusqu’à dix fois plus élevés dans les zones de stagnation.

Mais c’est la datation des sédiments, notamment ceux collectés dans une retenue d’eau agricole, qui a réellement surpris les scientifiques. Elle montre un bond des concentrations à partir de 2006, date qui coïncide avec un changement des pratiques agricoles : plus de désherbage chimique, plus de labours, et donc un lessivage accru des sols.

Conclusion : non seulement la chlordécone a contaminé des couches profondes du sol — jusqu’à 80 cm — mais elle est là pour rester. Même les sédiments d’une simple retenue d’eau, contenant à peine 0,3 % de la chlordécone utilisée, pourraient rester pollués pour des millénaires.