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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Cuba mise sur le soleil pour sortir de l’ombre

 

À Cuba, la lumière se fait rare. Dans les campagnes comme dans les villes, les coupures de courant rythment le quotidien. Jusqu’à 24 heures sans électricité : un scénario devenu presque banal, alimenté par des centrales thermiques vétustes et des pénuries de pétrole aggravées par l’embargo américain.

« C’est terrible, nous passons plus de temps sans électricité qu’avec », soupire Belkys Vila, commerçante à La Havane.

Sur cette île résiliente, pourtant habituée aux pénuries en tous genres, l'exaspération gagne du terrain. Ces dernières années, des manifestations inédites ont éclaté, dénonçant les conditions de vie toujours plus difficiles.

« J’allume le feu avec du charbon, des sacs en nylon, des copeaux de bois… parce que je n’ai même pas d’huile. Il n’y a pas de combustible », témoigne Juanita Roa, retraitée, les mains noircies par la fumée.

La transition solaire : dernier espoir d’autonomie

Face à l’impasse énergétique, Cuba tourne son regard vers le ciel. À Cienfuegos, au centre de l’île, un vaste parc photovoltaïque de 40 000 panneaux solaires alimente déjà une partie du réseau électrique national. Et ce n’est qu’un début : les autorités ambitionnent de construire une cinquantaine de parcs similaires dès cette année, avec l’objectif de doubler ce chiffre à moyen terme.

Un pari audacieux, mené sur les ruines d’un rêve inachevé : celui de la centrale nucléaire de Juragua. Dans les années 90, après la chute de l’URSS, ce projet avait été brutalement interrompu. Aujourd’hui, c’est un autre allié communiste, la Chine, qui apporte son soutien technologique et financier au déploiement du solaire cubain.

« Le solaire, c’est aujourd’hui notre seule option réaliste. Un réacteur nucléaire, c’est six ou sept ans de construction. Et une centrale thermique, c’est trop coûteux », explique Eliecer Machin, thermophysicien et agriculteur reconverti.

Un avenir encore fragile

Le défi est immense : couvrir au moins la moitié des besoins énergétiques du pays grâce au soleil. Mais dans un pays habitué aux promesses inachevées, l’enthousiasme reste prudent. À Juragua, les vestiges rouillés du rêve atomique soviétique rappellent que les grandes ambitions peuvent sombrer dans l’oubli.

Pourtant, face aux coupures incessantes et à une population de plus en plus remontée, le solaire apparaît comme une lueur d’espoir. Une lumière que Cuba ne peut plus se permettre de laisser filer.