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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Grève générale à Mayotte : forte mobilisation à la veille de la loi-programme

 

La grève générale illimitée lancée ce mardi 8 avril à Mayotte a donné lieu à une forte mobilisation sur l’ensemble du territoire. À l’appel de plusieurs organisations syndicales, salariés du public et du privé ont manifesté pour exprimer leur mécontentement à la veille de la présentation de la loi-programme pour l’île.

Dans un courrier conjoint diffusé avant le mouvement, les syndicats dénonçaient un projet de loi jugé déconnecté des réalités locales : « Aucun Mahorais ne se retrouve dans les dispositions du projet présenté », écrivaient-ils. Parmi les principales revendications figurent une surrémunération de 75 % pour les agents publics, salariés et retraités, pour compenser la hausse du coût de la vie post-Chido. Les syndicats réclament également l’alignement du SMIC, des prestations sociales et des formations professionnelles avec ceux en vigueur dans l’Hexagone.

Les manifestants ont aussi exigé l’application de toutes les conventions collectives nationales à Mayotte, ainsi qu’une révision des conditions d’emploi des travailleurs étrangers. Les syndicats ont par ailleurs mis en avant la nécessité de renforcer les services publics, d’améliorer les déplacements sur l’île et de rendre des secteurs clés comme la santé plus attractifs.

Le mouvement de grève, annoncé comme illimité, vise à faire pression sur le gouvernement. Il coïncide avec la visite du ministre des Outre-mer, Manuel Valls, arrivé mardi sur l’île. Les syndicats espèrent désormais que cette mobilisation sera un levier pour faire évoluer le contenu de la loi-programme.