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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Haïti au bord du chaos total, l’ONU tire la sonnette d’alarme

Face à une nouvelle flambée de violences orchestrées par les gangs, Haïti se rapproche dangereusement d’un « point de non-retour », a averti lundi la représentante spéciale de l’ONU dans le pays, Maria Isabel Salvador, devant le Conseil de sécurité.

« La situation se dégrade rapidement. Alors que les violences s’étendent à de nouvelles zones, les Haïtiens vivent dans une vulnérabilité croissante et perdent confiance dans la capacité de l’État à assurer leur sécurité et répondre à leurs besoins », a-t-elle souligné.

Maria Isabel Salvador a tiré la sonnette d’alarme sur l’urgence d’une intervention internationale, estimant qu’en l’absence d’un soutien « décisif, concret et rapide », l’insécurité pourrait continuer de s’aggraver sans espoir d'amélioration.

Port-au-Prince, en grande partie sous contrôle des gangs

À Port-au-Prince comme dans d’autres régions, les bandes armées mènent des attaques coordonnées pour renforcer leur emprise. Environ 85 % de la capitale serait désormais sous leur contrôle, une situation qui a déjà contraint l’ONU à réduire sa présence sur le terrain, notamment pour des raisons de sécurité.

« Sans un financement suffisant et prévisible, même une présence minimale des Nations Unies pourrait devenir intenable », a mis en garde la diplomate. « Au moment où Haïti a le plus besoin de nous, cette aide vitale est menacée. »

Une population à bout de souffle

La représentante onusienne a également décrit une situation humanitaire désastreuse, exacerbée par des ressources limitées et des financements en baisse. Bien qu’elle n’ait pas mentionné explicitement les coupes budgétaires américaines dans l’aide étrangère, son message semblait aussi en souligner les conséquences.

Pays le plus pauvre du continent américain, Haïti est depuis des années aux prises avec des gangs accusés de meurtres, d’enlèvements, de viols et de pillages. Depuis la mi-février, les violences ont franchi un nouveau cap, avec des attaques ciblant des quartiers jusque-là relativement épargnés, provoquant une vague de terreur et de désespoir parmi la population.

« Haïti pourrait basculer dans un chaos total », a conclu Maria Isabel Salvador, appelant la communauté internationale à agir de toute urgence.