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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Manifestation contre l'immigration haïtienne en République dominicaine : intervention policière

 

Une manifestation contre l'immigration illégale en République dominicaine, organisée par le groupe nationaliste Ordre Ancien, a été dispersée par la police dimanche 30 mars dans la localité de Bávaro, une zone où réside une importante communauté haïtienne.

Des centaines de manifestants s’étaient rassemblés à Hoyo de Friusa pour protester, à l’occasion du 181ᵉ anniversaire d’une bataille historique contre l’invasion haïtienne. Certains participants, dont certains étaient cagoulés, ont tenté de sortir du parcours autorisé et d’entrer dans un quartier haïtien, ce qui a déclenché une intervention des forces de l’ordre. "Ils ont tenté de quitter l’itinéraire prévu, créant un incident avec les autorités", a déclaré Diego Pesqueira, porte-parole de la police nationale. Aucun blessé n’a été signalé.

Au cours de la manifestation, des slogans tels que "Patrie !", "Nous ne voulons pas d'Haïtiens ici !" et "S'ils ne partent pas, nous les expulserons !" ont été scandés par les protestataires.

La République dominicaine, qui partage l’île d’Hispaniola avec Haïti, accueille environ 500 000 immigrés haïtiens, selon les chiffres officiels. Nombre d’entre eux fuient la pauvreté, la crise économique et la violence des gangs dans leur pays. Face à cette immigration, le président dominicain Luis Abinader a lancé en 2021 la construction d’un mur de séparation de 340 kilomètres à la frontière et a renforcé les expulsions, visant 10 000 renvois par semaine depuis octobre dernier.

Le mouvement Ordre Ancien juge ces mesures insuffisantes. Son leader, Angelo Vasquez, a menacé d’appeler à une "grève nationale" si des actions plus fermes ne sont pas prises pour "réaffirmer l’identité dominicaine". "Il n’y a pas de main ferme contre l’immigration", a estimé un manifestant, Juan Pablo de León, interrogé par l’AFP.

En 2024, les autorités dominicaines ont déjà expulsé 276 000 Haïtiens. Pourtant, selon le Fonds des Nations Unies pour la population, les travailleurs haïtiens représentent 30 % de la main-d’œuvre dans l’agriculture, l’élevage et la construction en République dominicaine.