Le chanteur du duo emblématique Amadou et Mariam est mort ce vendredi 4 avril 2025. Le monde de la musique malienne lui dit un dernier au revoir.
La musique malienne est en deuil depuis la disparition d’une de ses figures emblématiques. Ce vendredi 4 avril, Amadou Bagayoko est décédé à l’âge de 70 ans à la suite d’une longue maladie. Son beau-fils, Youssouf Fadiga, a annoncé à l’AFP : « Il était souffrant depuis un certain temps.» Il laisse derrière lui sa femme et moitié de son duo musical Mariam Doumbia, ses trois enfants, Ibrahima, Samou et Kadiatou, ainsi qu’un bel héritage musical qui a fait rayonner la musique malienne dans le monde entier.
Pour dire au revoir comme il se doit au chanteur du titre Un dimanche à Bamako, de nombreuses personnalités issues du monde des arts et de la culture se sont réunies à Garantiguibougou, un quartier de Bamako, au Mali. Les obsèques d’Amadou Bagayoko ont eu lieu ce dimanche à 16 heures, heure locale, soit 18 heures à Paris. En plus de plusieurs artistes, le gouvernement malien sera aussi présent pour saluer le chanteur du duo Amadou et Mariam, dont le ministre de la Culture, Mamou Daffé. Un bien triste dimanche à Bamako.
Après le décès d’Amadou Bagayoko, Mariam sort du silence
Mariam Doumbia pleure la moitié de son duo emblématique. Proche du chanteur malien, Matthieu Chedid a fait part des touchantes confidences de la chanteuse sur la mort d’Amadou Bagayoko dans les colonnes du Parisien, ce samedi 5 avril. Elle a perdu son pilier. « Comment vivre sans lui ? », a rapporté Matthieu Chedid, avant d’ajouter : « Ils étaient tellement liés, je ne voyais jamais l’un sans l’autre. »
Il a également tenu à adresser un touchant hommage et a évoqué le talent du chanteur et guitariste malien. « On n’en parle pas assez, mais c’était un guitariste inouï. Il avait le blues du Sahel. » Le voyage musical proposé par le duo d’artistes avait la particularité de « dire les choses sans détour, de manière pure (...), à la fois très beau, très discret : la musique du cœur. » Matthieu Chedid n’a pas tari d’éloges pour la carrière et l’art du duo. « Avec pudeur, ils donnaient beaucoup d’amour et le partageaient. C’est ça que l’on aimait dans leurs chansons, l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre. Leur intimité était devenue universelle », a-t-il conclu.