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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Nigeria : le pari risqué de Tinubu pour transformer l’économie

Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2023, le président nigérian Bola Tinubu mène une politique de rupture pour transformer en profondeur la première économie d’Afrique. Objectifs : restaurer les finances publiques, réduire la dépendance au pétrole, et attirer les investisseurs.

Dès les premières semaines, Tinubu a mis fin aux subventions sur les carburants et libéralisé le taux de change. Une double mesure qui a provoqué une flambée des prix — le carburant a triplé, les produits de base ont suivi — et une forte baisse du pouvoir d’achat. Des manifestations contre la vie chère ont secoué le pays, mais le gouvernement a maintenu le cap, en lançant des compensations ciblées et en promettant une revalorisation du salaire minimum.

Avec 220 à 230 millions d’habitants aujourd’hui, et près de 440 millions attendus en 2050, le Nigeria doit impérativement diversifier son économie et investir dans l’éducation, la formation, et les infrastructures. Tinubu compte sur le potentiel agricole, les services et les nouvelles technologies pour enclencher une nouvelle dynamique de croissance.

Les bailleurs internationaux, comme la Banque mondiale ou l’AFD, soutiennent cette stratégie de réformes. En novembre dernier, Emmanuel Macron a reçu le président nigérian à Paris, où plusieurs partenariats économiques ont été annoncés dans l’énergie, le numérique ou la transition écologique.

Mais sur le terrain, la situation reste difficile. Corruption persistante, insécurité dans certaines régions, pauvreté généralisée… Malgré une croissance en légère hausse (3,46 % au 3e trimestre 2024), les retombées concrètes tardent à se faire sentir. Tinubu promet un avenir meilleur. Reste à convaincre une population qui peine à croire que ces sacrifices mèneront à un réel progrès.