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Après les « Three Kings », le MMA africain cherche ses héritiers

En 2021 et 2022, trois combattants africains ont détenu en même temps trois ceintures de l’UFC. Quatre ans plus tard, la défaite d’Ateba Gautier rappelle que cette parenthèse n’a pas trouvé de suite, et que le chemin entre le continent et le sommet reste étroit. Un samedi qui referme une porte Le 3 octobre, à Salt Lake City, Ateba Gautier devait confirmer. Le Camerounais de 24 ans arrivait à l’UFC 332 invaincu en cinq combats dans l’organisation, dont quatre gagnés avant la limite. Face à lui, le Russe Roman Kopylov, donné perdant par les bookmakers. Il aura fallu 3 minutes et 12 secondes de premier round pour inverser le scénario. Certains fans l’avaient surnommé « mini Ngannou », un surnom qu’il récuse lui-même. À 24 ans et avec 11 victoires pour 2 défaites en carrière, il a le temps de rebondir. Mais le continent, lui, n’a pas le même luxe : il attendait de cette montée en puissance un visage pour la suite. Les rois ont vieilli Francis Ngannou, Israel Adesanya et Kamaru Usman on...

Papouasie occidentale : des orpailleurs massacrés, les rebelles revendiquent

 

Au moins dix chercheurs d’or ont été tués dans une série d’attaques revendiquées par des rebelles séparatistes en Papouasie occidentale, début avril. Jakarta affirme qu’il s’agissait de mineurs illégaux, tandis que les insurgés assurent avoir visé des soldats infiltrés. La région reste le théâtre de tensions récurrentes depuis son rattachement à l’Indonésie en 1969.

Yahukimo (Indonésie) – Une dizaine de chercheurs d’or ont été tués dans des attaques violentes menées par des rebelles indépendantistes en Papouasie occidentale, a annoncé jeudi le ministère indonésien de la Défense. Les faits se sont produits les 6 et 7 avril dans le district de Yahukimo, une zone montagneuse difficile d’accès à l’est de l’Indonésie.

Selon Jakarta, les victimes étaient des civils opérant dans des mines illégales. « Ce sont onze orpailleurs qui ont été tués de manière sadique », a déclaré Frega Wenas Inkiriwang, porte-parole du ministère. Le communiqué officiel évoque des blessures infligées par balles, armes blanches et tirs de flèches.

Les rebelles parlent de soldats déguisés

De leur côté, les rebelles de l’Armée de libération nationale de Papouasie occidentale (TPNPB) affirment avoir tué 17 personnes qu’ils présentent comme des militaires infiltrés sous couvert d’activités minières. Une version que Jakarta conteste, sans pouvoir confirmer le nombre exact de victimes en raison de l’enclavement du secteur.

La région est régulièrement le théâtre de violences entre forces de sécurité et groupes séparatistes. En 2022, deux attaques similaires avaient coûté la vie à dix civils et à huit employés d’une société de télécommunications.

Une province sous tension depuis 1969

La Papouasie occidentale, ancienne colonie néerlandaise, a été rattachée à l’Indonésie à l’issue d’un référendum supervisé par l’ONU en 1969. Seuls un millier de Papous avaient alors participé au vote, tous en faveur de l’intégration, dans un processus régulièrement contesté depuis par les indépendantistes.

Peu liée culturellement au reste de l’Indonésie, la population papoue – majoritairement mélanésienne – dénonce depuis des décennies la marginalisation économique et les abus des forces armées dans cette région riche en ressources naturelles mais largement sous-développée.